Il avait divulgué des vidéos intimes de son ex, pour se venger. Il écope de deux ans de prison dont un an avec sursis. La honte a changé de camp mercredi, Sofia accepte d'être photographiée, son bourreau se tourne à la vue des journalistes venus suivre cette audience. Les faits se sont déroulés en 2014 et 2015 lorsque Sophia décide de rompre avec Stéphane après avoir découvert qu’il menait une double vie amoureuse. Cette séparation n’est pas du goût du picard qui promet à la Toulousaine de lui mener la vie dure. S’en suit une série de faits de harcèlement, des violences et des appels malveillants pendant plusieurs mois. Au point de diffuser aux proches de la victime et sur les réseaux sociaux des vidéos et photos intimes sans son consentement. L’ancien boxeur avait déjà été condamné en 2012 par la cour d’appel d’Amiens pour des faits similaires.

 

L’émotion prend le dessus

Après plus de trois heures de débats, Sophia sort de la salle en larmes, soulagée d’avoir obtenu gain de cause : « J’ai du mal à réaliser que ça s’arrête » ; « il ne peut plus me nuire, les dégâts et les préjudices sont toujours là mais lui il ne pourra plus agir et pour ça, je suis très contente » assure-t-elle. Elle avait déclaré un peu plus tôt lors de son passage à la barre : « C’est un traumatisme, je n’oublierai jamais » la gorge serrée. Au total, elle aura  déposé sept plaintes entre octobre 2014 et février 2015.

 

Il niait en partie les faits 

Durant tout le procès, l’accusé n’a cessé de nier les faits exposés. Pour Sofia ces dénégations ne sont pas anodines : « Il avait cette stratégie depuis le début et ça l'a desservi ». Tonalité différente pour Maitre Marie-Hélène Pibouleau, avocate de Stéphane : « il n’y a aucune preuve, on l’a condamné parce qu’il fallait faire un exemple » ajoutant « il n’y aura pas d’appel parce qu’il en a assez, il souhaite en terminer ». 

 

Pas de condamnation pour la porno divulgation

Stéphane est reconnu coupable de violence et d’harcèlement à répétition. En revanche, les faits de revenge-porn ne font pas l'objet d'une condamnation mais d’une relaxe partielle. En effet, ces vidéos ont été diffusées avant la loi de 2020 qui réprime aujourd’hui ce genre d’acte. Une décision regrettable pour Sophia : « Je trouve ça injuste, mais c’est comme ça, la loi est arrivée après les faits » a-t-elle déclaré.

Stéphane a interdiction d’entrer en contact avec la victime et devra se soigner. 

 

Théo Rodriguez. 


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