Début d’une nouvelle période de restrictions pour les bars et les restaurants.

 

L’annonce du couvre-feu est tombée jeudi dernier lors des annonces du gouvernement. Dès samedi, les Tarnais devaient rentrer avant 21 heures chez eux. La préfecture a en plus fermé les bars, mettant en cause les moments de convivialité, notamment alcoolisés, dans la propagation du virus. Les établissements avec débit de boisson voient cette mesure comme une véritable épreuve. Quelques mois après le confinement, retour au chômage partiel pour beaucoup. Cependant, certains bars tirent leur épingle du jeu. Vente de tabac, cave vendant de l’alcool, activité de restauration peuvent être maintenus. Par exemple, les enseignes V and B de Castres et Albi fermeront la partie bar de dégustation et continueront leur activité de cave et vente d’alcool à emporter. Adrien Benoist, le gérant des trois bars tarnais, s’organise pour cette nouvelle étape dans la crise sanitaire.

 

Les restaurants en sursis

Le couvre-feu, un coup dur aussi pour les restaurateurs. Après la période d’accalmie cet été, ces établissements sont à nouveau mis en difficulté. Fermer à 21 heures, cela veut dire faire une croix sur un service du soir normal, et le chiffre d’affaire qui va avec. Les restaurateurs clament qu’ils ont dû respecter des règles sanitaires très strictes. Ils vont devoir encore une fois se réinventer. Philippe Subira, de La Table du Sommelier à Castres, s’inquiète pour un secteur déjà fragilisé pendant le confinement. 

 

Le couvre-feu vu par les Tarnais

Les Tarnais, quant à eux, vivaient samedi pour la première fois la nouvelle mesure de couvre-feu. A Castres, certains ne comprennent pas la mise ne place de la restriction dans leur ville qui n’est pas une métropole. D’autres s’inquiètent pour l’économie de la ville. En tous cas, tous comptent bien s’organiser pour les soirées à venir. 

 

Eva Sannino