Dans la région de Toulouse, des masques, des gants et du gel hydroalcoolique ont été dérobés à des infirmières.

 

Des vitres fracturées pour accéder à du matériel médical des infimiers : le phénomène prend de l'ampleur. Face à l’épidémie de Covid-19, la demande en équipement de protection explose, poussant même jusqu’au vol. Abdellah Boudjemaa, Président de l’Ordre des Infirmiers en Occitanie, met en garde ses confrères et consœurs : "Tout professionnel de santé, lorsqu’il a fini sa journée de travail, si son véhicule est garé à l’extérieur de son domicile, devrait retirer le caducée pour ne pas que le véhicule soit repéré". Il y voit une preuve de la peur de la population, qui essaie de se protéger en se procurant du matériel de protection.

 

Les masques au compte-gouttes, pour les libéraux aussi

"En tant qu’infirmier libéral, je n’ai reçu que 18 masques pour six jours de soin" déplore Abdellah Boudjemaa. La situation matérielle des hôpitaux inquiète, mais l’infirmier tarbais tire la sonnette d’alarme pour la médecine de ville. Pour tous les soignants confondus, il appelle aux dons les mairies et entreprises qui auraient des stocks de masques et  de gel hyrdroalcoolique.

 

Eva Sannino.