Ils étaient plusieurs centaines sur les routes et devant les commerces de la commune frontalière ce jeudi. L'objectif : profiter des prix cassés avant le confinement.


​Si ces images de centaines d'automobilistes rejoignant l'Andorre pour faire le plein ont fait le tour du web ce jeudi, Le Perthus n'échappe pas à cette nouvelle règle d'avant confinement. Il fallait plus d'1 heure 30 ce jeudi un trajet Perpignan-Perthus, au lieu de 30 minutes habituellement. La raison : ces milliers d'habitants des Pyrénées-Orientales comme d'ailleurs, qui veulent faire leurs dernièr"s courses avant de se reconfiner.

Même scénario qu'en mars dernier : l'appât du prix 

Si l'on pouvait s'attendre facilement à ce scénario déjà constaté en mars dernier, cela ne refroidit pas pour autant ces acheteurs, qui souhaitent bénéficier des meilleurs prix sur les cigarettes et l'alcool notamment. Et ce, malgré la crise sanitaire, et malgré les rassemblements que cela peut engendrer. L'objet de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. "C’est peut-être pas bien, mais c’est le prix qui fait tout. Vous vous rendez compte, l’argent qu’on perd en achetant les cigarettes en France", explique Pierre au bout de la file d'attente. "Personne ne respecte rien, tout le monde s’en fout. Et moi la première, parce qu’on fait quoi ? On ne vit plus en fait ? On ne voit déjà plus nos familles, on ne voit plus rien du tout. À un moment donné, c’est l’argent quoi. Donc par force, on est obligé de venir ici", s'agace Armonie. S'ils ont pour la plupart conscience de choquer, peu importe, les économies sont bien trop importantes.
 

Quelques acheteurs au Perthus