Qu'ont dit les maires d'Occitanie à Emmanuel Macron ?

Le Chef de l'Etat était à Souillac pour l'acte II du grand débat avec les élus ce vendredi.

Qu'ont dit les maires d'Occitanie à Emmanuel Macron ?
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Qu'ont dit les maires d'Occitanie à Emmanuel Macron ?
Lot

Souillac, une ville de 3.750 habitants sur les rives de la Dordogne, a été placée sous haute sécurité pour la venue du président ce vendredi : les commerces en majorité fermés, le marché a été annulé et le centre bouclés pour les non-habitants. Il fallait un justificatif de domicile pour circuler dans le centre.

Quelques tensions sont intervenus vers 11h alors qu'une centaine de manifestants gilets jaunes - venus de l'Aveyron du Lot ou de la Corrèze - avait réussi à pénétrer dans la zone de la salle omnisports. Le lieu du grand débat avec les 600 maires d'Occitanie.

Chantal, une Souillacaise, sympathisante des gilets jaunes.

Les maires arrivent progressivement dans la salle omnisports de Souillac ce vendredi.

Les maires arrivent progressivement dans la salle omnisports de Souillac ce vendredi.

Pour la seconde fois en trois jours, Emmanuel Macron a donc échangé pendant six heures et demie avec des élus, dont certains l'ont prévenu que les mots seuls ne suffiraient pas à mettre fin à la crise des "gilets jaunes", à la veille de l'acte 10 du mouvement. "Je vous mets en garde, monsieur le Président: il ne faudra pas que ce débat devienne le grand bluff !", a averti le président de l'association des maires ruraux du Lot, Christian Venries, au début de la discussion dans la petite ville de Souillac.

Extrait du propos liminaire du chef de l'Etat.

Cyril Delpech, président de la Communauté de communes Montagne noire (Aude) : "Je souhaite que vous imposiez avec l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes), par décret, aux quatre opérateurs de téléphonie mobile, d'assurer une couverture en zone grise, comme vous l'avez fait en zone blanche".   

Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d'Albi (Tarn): "Vu d'Albi, la question de la démographie médicale est un grand sujet de préoccupation. (...) Accepteriez-vous d'étudier des projets innovants qui pourraient émerger des territoires et mieux répondre aux nouvelles attentes des jeunes médecins ? Ces systèmes pourraient ensuite être reproduits sur d'autres territoires."

Brigitte Barèges, maire (LR) de Montauban (Tarn-et-Garonne) provoquait un vif émoi lors de son intervention évoquant le cas d'une octogénaire violée par un "algérien sans-papier" qui aurait dû depuis longtemps, selon l'édile, être expulsé. "Je vous prierais de ne pas occulter du débat le sujet de l'immigration. (...) Quand on ne peut pas s'offrir de lunettes, de prothèses dentaires et quand on voit que par le biais de l'Aide médicale d'État, un milliard d'euros par an, un étranger peut se faire rembourser tous ses soins à 100%... C'est une question de justice sociale. (...) On pourrait très bien augmenter les retraites, si on diminuait l'Aide médicale d'État, les fraudes aux aides sociales (...) qui multiplient le sentiment d'injustice ressenti par beaucoup de Français" a-t-elle ajouté.

 

Les ours des Pyrénées se sont invités vendredi dans le grand débat lancé par l'exécutif, le président Emmanuel Macron plaidant pour une approche plus "différenciée" de la politique, contestée, de réintroduction des plantigrades. L'ours, "sujet délicat", a lancé M. Macron répondant, en déclenchant les rires, à l'interpellation d'un élu de l'Ariège lors d'une rencontre avec 600 maires d'Occitanie, à Souillac. S'il a reconnu que dans certaines zones, "une pression démographique trop forte" de l'espèce posait problème, il a défendu la nécessité de maintenir les ours dans les Pyrénées, pour "préserver la biodiversité". "Nous continuerons à préserver la présence de l'ours", a-t-il insisté, rappelant l'existence d'une "politique d'accompagnement" via les primes versées aux éleveurs.   Mais "il faut réussir à adapter notre réponse en prélevant les ours qui sont agressifs" dans les zones où ils attaquent les troupeaux, "et en acceptant d'en réintroduire là où il en manque", mettant ainsi en place "une vraie gestion intégrée", a-t-il synthétisé.

 

 

BV avec AFP.