La société Cauquil met en place un plan social à Mondouzil.

 

Les petits sous-traitants sont frappés de plein fouet par la crise dans l’aéronautique. Près de Toulouse, Cauquil a dégainé un plan social.

L’usine de Mondouzil va passer - selon les salariés - de 92 salariés début 2020, à 37 après le PSE. Une grève très suivie se tient depuis lundi "ils ne sont plus qu'une dizaine de cols blancs sur le site" nous expliquait un salariés ce mardi matin 9 heures.

Cauquil, à l'origine, est une entreprise familiale qui produit des crochets de fauteuils ou des trappes à essence. Elle a été rachetée par le groupe BT2i qui ferme aussi un site à Colomiers. Les salariés comme Thomas Kerneur dénoncent un delta trop important entre perte de cash et casse sociale "on a une entreprise qui va passer de 11,8 millions à 9 millions d'euros en 2021, soit 25% du CA et on va perdre deux tiers des effectifs" explique celui qui s'émeut "on laisse beaucoup de familles sur le carreau". 

 

 

Aucun salarié n'était syndiqué jusque-là et c'est en prenant connaissance du PSE que Hervé Dessolin est devenu le délégué CGT de la boîte vendredi dernier "le Comité d'entreprise est majoritairement composé de membres de la direction" lâche-t-il.

Pour Thomas Kerneur l'activité "repart à fond" et la direction "profite de la vague de chômage pour licencier" puis "va essayer de réembaucher dès le deuxième semestre 2021 à bas prix..." 

 

Selon la CGT la direction "refuse toujours, ne serait-ce que de recevoir une délégation de salariés" et ajoute " intimidations, pourrissement, refus de tout dialogue : telles sont les méthodes de la direction de Cauquil et de son directeur qui s’enferme dans son usine tel le château-fort de son fief"....