L'ancien maire de Toulouse se pose comme un recours pour unir la gauche.

 

Pierre Cohen est-il l'homme providentiel qu'attendait la gauche toulousaine ? ​

Après un premier mandat de 2008 à 2014, il se lance dans la bataille des élections municipales de 2020. L'ancien maire estime pouvoir réunir les différentes composantes de la gauche. A ce jour, Nadia Pellefigue se pose comme la candidate de la gauche "d'exercice", elle est soutenue par le PS et le PRG. Tandis qu'Archipel Citoyen agrège surtout les Insoumis et les Verts. 

 

Pourquoi se présenter à nouveau ? 

Pierre Cohen considère qu'un rassemblement à gauche "peut gagner" face à Jean-Luc Moudenc "et sa politique libérale et conservatrice." "Tout n'est pas foutu" estime celui qui juge les propositions de Nadia Pellefigue "faibles". "Incohérentes" aussi sur le thème des mobilités et de la troisième ligne de métro, "le prochain mandat sera le mandat de l'urgence. Donc dire qu'elle fera cette ligne et qu'elle ajoutera encore un milliard pour faire autre chose, c'est incohérent." 

Concernant Archipel Citoyen, il confie : " le dispositif est aussi vertueux qu'intéressant, nous avons beaucoup échangé ensemble. Sauf que maintenant, nous voyons l'architecture d'une liste avec des tergiversations sur la tête de liste qui me semblent être le résultat de combines..."

 

Trop tard ?

La question du timing laisse perplexe, alors que la campagne des municipales est lancée depuis quelques semaines : "C'est pas trop tard pour partir. Moi et mes camarades sommes suffisamment connus pour montrer qu'on ne se résoud pas... surtout quand on regarde les propositions (...). Aujourd'hui, l'union ce n'est pas simplement la personne, c'est aussi qu'est-ce qui fait un travail qui donne du sens à la force alternative à une transition écologique et sociale."

 

Pierre Cohen : synthèse de la gauche toulousaine ?

Pierre Cohen se considère-t-il comme le seul recours pour faire l'union à gauche ? "Je ne dis pas être le seul, j'ai jamais été présomptueux, mais de par mon expérience je pense être le mieux placé" estime le perdant de 2014. "Mais s'il y a d'autres moyens de rassembler je suis preneur" lâche celui qui se donne un mois et demi pour renverser la vapeur ; "j'ai donc pris ma responsabilité car par expérience, la division fait perdre, et la crédibilité peut-être un élément important."

 

 

Pas de "revanche"

Pierre Cohen réfute la notion de revanche "surtout pas, sinon j'aurais fait comme Jean-Luc Moudenc lors du précédent mandat" insiste l'ancien maire. Qui ajoute "je suis rentré dans un parti politique [NDR : Générations] dont je savais qu'il ne serait ni au rendez-vous des Présidentielles ni à celui des Municipales". Il promet en conclusion "au vu des enjeux sociaux, climatiques et numériques" des propositions totalement différentes du débat de 2014.