Au total, 26 sangliers ont été abattus ce lundi dans le cadre d'une opération de sécurité routière, co-organisée par les services de l'Etat et la Fédération de chasse du département.

C’est une première dans les Pyrénées-Orientales, une route a été fermée à la circulation pendant plus de 3 heures ce lundi pour une battue aux sangliers (la route départementale entre Perpignan et Canet-en-Roussillon).

Objectif sécurité routière

Cette "battue administrative" a été commandée par les services de l’Etat du département pour éradiquer les nombreux sangliers présents aux alentours des berges de la Têt. En plus des ravages sur des exploitations agricoles, ces derniers sont la cause d'accidents de la route de plus en plus fréquents. C'est en tout cas ce qu'ont pu constater la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) ainsi que la Fédération de chasse des Pyrénees-Orientales, qui ont co-organisé cette opération dîte "coup-de-poing". 

"L'objectif, c'est de venir effectuer des prélèvements de sangliers dans le seceur des berges de la Têt, sur lequel il y a une population de sangliers en forte augmentation qui présente des risques pour la circulation routière. Il y a un nombre de collisions avec des véhicules qui est en augmentation", explique Xavier Prudhon, directeur adjojnt à la DDTM 

Xavier Prudhon (DDTM)


Ce lundi 23 décembre, il s'agissait donc d'abattre le maximum de sangliers qui prolifèrent maintenant à proximité de zones urbaines, comme dans la plaine du Roussillon et aux abords de la Têt. Selon Jean-Pierre Samson, président de la Fédération de chasse des Pyrénées-Orientales, les animaux profitent "des nombreuses parcelles agricoles en frîche qui leur offrent un gîte de tranquillité, car ils peuvent boire et se nourrir". La chasse est d'ailleurs interdite dans ce secteur péri-urbain, et c'est donc pour cela qu'un accord des services de l'Etat était indispensable.

Une longue préparation

Ce sont 140 chasseurs, avec à leur tête des lieutenants louvetiers bénévoles, qui ont été missionnés par l’Etat pour chasser ces mammifères des alentours de la voie rapide qui relie Perpignan à Canet-en Roussillon. Au total, 26 sangliers ont été prélevés lors de cette battue inédite qui a demandé plusieurs jours de préparation, c'est ce qu'explique Jean Cabasson, lieutenant de louveterie du secteur Salanque.

 

"10 jours de préparation à 8 collègues louvetiers, en incluant les sociétés de chasse de Sainte Marie, de Canet, de Villelongue-de-la-Salanque, de Bompas et de Perpignan. Ils sont venus localiser les postes, matérialiser les angles de tirs, localiser les endroits où vivaient les animaux. Ils ont contribués à la réussite de cette opération." 

Jean Cabasson, lieutenant de louveterie du secteur Salanque


Une opération réussie pour ce louvetier, même si de nombreux sangliers restent encore présents dans le secteur. Selon la Fédération de chasse du département, il est nécessaire que de telles battues soient réitérées dans les mois à venir, notamment en février et mars prochain (période à laquelle les laies portent leurs petits).

À noter qu'en moyenne dans le département, ce sont 12 000 sangliers qui sont prélevés chaque année.