Dans sa décision rendue ce mercredi, le juge des référés suspend l’arrêté autorisant l’ouverture des commerces non-alimentaires pour plusieurs communes de l’Aude, des Pyrénées-Orientales et de l’Hérault.


​Les maires de Perpignan, Claira, et Pia pour les Pyrénées-Orientales, de Carcassonne pour l’Aude, et de Béziers pour l’Hérault, étaient convoqués ce mardi au tribunal administratif de Montpellier pour défendre leur arrêté autorisant l’ouverture des commerces non-essentiels dans leurs communes, qui s’opposait aux dernières mesures du gouvernement.  Alors qu’on l’attendait depuis ce matin, le verdict est tombé.

Sans grande surprise, on apprend par communiqué ce mercredi que le juge des référés du tribunal administratif a pris la décision de suspendre l’intégralité de ces arrêtés. Les préfectures des Pyrénées-Orientales, de l'Aude et de l’Hérault, qui avait saisi la justice en fin de semaine dernière contre les décisions des maires ont donc été entendues.

"Il faut aller devant le conseil d’Etat" selon Louis Aliot

Certains maires n’ont pas attendu la décision du tribunal administratif avant de prendre certaines initiatives. C’est le cas du maire de Perpignan qui a lancé une pétition en ligne nommée "Soyons responsables ! Sauvons les commerçants !". Elle dénonce "l’incohérence des décisions gouvernementales en faveur du e-commerce". Louis Aliot demande "une taxation de toutes les commandes qui doivent être effectuées sur internet pendant l’état d’urgence" "Il est anormal de pénaliser à la fois le commerce de détail et les grandes surfaces, et de laisser faire les grands groupes comme Amazon", explique le maire RN, qui ne compte pas s’arrêter là. "Il y a la pétition évidement mais juridiquement, il faut aller jusqu’au conseil d’Etat, ce sont des questions très importantes de liberté publiques", ajoute-t-il.

Gérard Larrat encourage le click & collect

De son côté, le maire de Carcassonne s’est expliqué hier sur les réseaux sociaux. Si Gérard Larrat se réjouit d’avoir été en partie entendu par le gouvernement après les annonces du Premier ministre au sujet des grandes surfaces, il tient à dissiper une confusion. Il souligne que "l’ensemble des commerces restent bien ouvert à Carcassonne, seule la réception du public y est interdite".

Les Carcassonnais doivent se tourner selon lui vers la commande en ligne, ou par téléphone, pour venir récupérer leurs achats. Il les incite également à reporter de quelques semaine les achats de Noël pour ne pas se ruer sur les grandes centrales d’achat en ligne qui "exercent une forme de monopole, qui participent à affaiblir un peu plus notre économie locale", a-t-il déclaré. 

 

Louis Aliot

 

Crédit Photo : Facebook Ville de Perpignan