Une enquête a été ouverte pour "homicide volontaire" après qu’un homme ait été tué dans le quartier du Champs de Mars dans la nuit de lundi à mardi.


Après la bagarre mortelle survenue Rue de la Soif à Canet-en-Roussillon ce week-end, un nouveau drame a cette fois eu lieu à Perpignan en ce début de semaine. Un homme a été tué à l’arme à feu dans la nuit de lundi à mardi quartier du Champs de Mars. Son corps a été retrouvé à même le sol, au niveau de la rue Sévigné, juste à côté du Lycée Jean Lurçat. Selon nos informations, l’homme présentait une plaie au thorax, causée par les tirs d’un fusil à pompe.

Des violences incessantes

Même si les circonstances du drame restent floues, il pourrait s’agir d’un nouveau règlement de comptes entre bandes rivales, sous fond de trafic de stupéfiants. Y aurait-t-il un lien avec la violente altercation à Canet-en-Roussillon ? Pour l’heure, impossible de le dire. Mais « cela commence à faire beaucoup », pour Franck Rovira, secrétaire départemental pour Alliance Police Nationale dans les Pyrénées-Orientales. "On est quand même assez désemparé, parce qu’on n’était pas habitué à ça dans le département. Cela fait quand même beaucoup maintenant. Alors c’est vrai qu’on a eu une période estivale à peu près calme, mais on a l’impression que ces règlements de comptes entre bandes rivales reviennent de plus en plus", explique Franck Rovira, qui précise ne pas pouvoir déterminer si le drame du Champs de Mars est lié aux affrontements récurrents à Perpignan, tous sous fond de trafic de drogues.
 

Franck Rovira, secrétaire départemental pour Alliance Police Nationale dans les Pyrénées-Orientales

Des peines conséquentes, sans aménagement

Pour éviter de nouveaux événements tragiques, le syndicat souhaite que justice soit rendue et demande des peines conséquentes et sans aménagement pour les auteurs de ces actes. "J’ai mes collègues en investigation qui croulent sous les dossiers. Et derrière, quand vous voyez que la personne ou l’auteur des faits a été laissé libre, ou alors qu’il effectue une peine aménageable, cela devient compliqué pour eux. Et derrière il y a un sentiment d’impunité", ajoute le secrétaire départemental d’Alliance.
 

Franck Rovira


Et le syndicat s’indignes des propos tenus la semaine dernière par le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti. Ce dernier condamnait l’utilisation du terme "d’ensauvagement de la société", qui selon lui, "attise le sentiment d’insécurité". Pour Franck Rovira, la violence est bien là. L’exemple est même tout trouvé à Perpignan. "C’est la réalité des faits. La réalité est qu’aujourd’hui à Perpignan et dans d’autres départements, vous avez des crimes. De la violence systématique, c’est assez dramatique, et on ne veut pas de ça. Et pour se sauver de cela, il faudra qu’on arrive à de véritables peines strictes qui soient effectuées."