Place à la deuxième édition de la marche #Noustoutes ce samedi à Perpignan, à l’occasion de la journée internationale contre la violence à l'égard des femmes (fixée le 25 novembre par l’ONU). Plusieurs actions sont prévues.

C’est un appel au rassemblement national qui est initié dans le département par l’association Idem Question de genre. L'événement sera suivi par la plupart des organisations féministes du département. Différents collectifs proposeront notamment des animations autour de cette mobilisation pour sensibiliser et rassembler autour du fléau des violences faites aux femmes.

Le matin à 10 heures, deux ateliers sont au programme. Pour le premier, il s'agira d'échanger autour de l'auto-défense féministe au centre culturel catalan de Perpignan El Casal. Les inscriptions se font par mail à jovemovimentfeminista@gmail.com. Le deuxième atelier portera sur la fabrication de pancartes en vue de la marche qui débutera l'après-midi.
Avant un départ devant la gare SNCF côté centre-ville à 14 heures, un repas est prévu en auberge espagnole à partir de midi. Puis la journée se finira par un apéritif à 16 heures 30.

Ce sont plusieurs actions qui rendent cette marche singulière, c'est ce que nous explique Françoise Birkui, sociologue et coordinatrice de l'association Idem Question de genre.

"Ce n'est pas une simple marche. C'est vraiment une déferlante féministe à laquelle Perpignan participe. Et pour la première fois en 2018 on était 400 dans les rues à dénoncer ce sexisme ambiant et à ne pas l'accepter. Cette année, on sera certainement plus nombreuses..."

​​

Françoise Birkui a fondé il y a maintenant 15 ans l'association Idem Question de Genre. Une association de recherche et de sensibilisation autour de la représentation de la femme dans notre société. Ce samedi, tout le monde est invité à se rassembler et échanger sur ce sujet, c'est l'appel que lance Françoise Birkui.

"Que la marche soit une vitrine de toutes les structures spécialisées ou sensibilisées à la défense des inégalités, des droits des femmes. Qu'il y ait aussi toutes les personnes qui se sentent isolées sur ces combats-là. Et qu'enfin on soit dans une démarche de solidarité, parce qu'il n'y aura rien d'autre qui sera efficace."


Il s'agira aussi de dénoncer des chiffres inacceptables. Pour rappel en Occitanie depuis janvier 2019, 18 cas de féminicides ont été constatés. En France, ce sont 137 femmes qui ont été tuées par leur conjoint depuis le début de l’année.