Le candidat divers droite aux élections municipales de Perpignan s'est exprimé à notre micro quant à ses priorités pour Perpignan en 2020.


À 33 ans, l’homme politique perpignanais est passé par plusieurs partis de droite, dont le Rassemblement Bleu Marine. Il est aussi l'ex-colistier et attaché parlementaire de Louis Aliot. Cela fait maintenant 2 ans qu’Alexandre Bolo s'est détaché du monde politique pour devenir l'un des acteurs économiques du coeur de ville de Perpignan. À la tête du bar Le Mirabeau et fort de son expérience, il dresse un constat plutôt alarmant sur la situation de la ville, notamment dans sa première vidéo de campagne, disponible sur son compte Facebook.

Des quartiers à l'abandon, des parkings désertés, des logements vétustes... "le centre-ville de Perpignan manque d'attractivité" selon Alexandre Bolo. Le revitaliser est donc l'une de ses priorités de campagne. Et il a d'ores et déjà des solutions à proposer, notamment au niveau du stationnement.

​"Il faut donner la possibilité aux gens de se garer à un tarif modeste. C'est dans cette perspective que je proposerai la généralisation du forfait à 2 euros, midi et soir, dans l'ensemble des parkings souterrains, par un retour en gestion municipale de tous les parkings."

Alexandre Bolo

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Le candidat souhaite également proposer la préemption de l’ensemble des locaux commerciaux vacants sur les axes dits "morts", pour les redistribuer auprès d’acteurs économiques "qui mériteraient d’avoir une vitrine en ville". L'objectif : redonner vie à une partie du centre-ville qu’il estime "oublié des perpignanais", comme par exemple le quartier Saint-Jacques, qu’il qualifie de "guetto".

"Il y a du trafic de drogues à ciel ouvert, le commissariat a fermé, le commerce est devenu essentiellement communautaire. Par conséquent, c'est ce que j'appelle la mixité sociale inversée. Il faut réinsérer des populations à plus haut pouvoir d'achat au sein de Saint-Jacques, et c'est à l'office public de l'habitat de préempter les logements vétustes pour les rénnover ou les reconstruire le cas échéant. Et réinsérer des étudiants, des familles avec des enfants, de manière à ce que l'on puisse réimplanter des écoles, des commerces, et créer une gentrification perpignanaise comme cela se voit dans beaucoup d'autres communes de taille moyenne."


Cette redynamisation du coeur de ville perpignanais passe aussi selon ce commerçant par une offre d’animation "mieux dispachée tout au long de l’année", c’est-à-dire, non seulement au cours de l’été et des fêtes de fin d’année.

Autre enjeu essentiel de ces élections municipales de 2020 selon Alexandre Bolo : la moralisation de la vie politique locale. Cela passe par la transparence totale de la municipalité.

"Comment le maire de Perpignan a une voiture avec chauffeur, payée avec les deniers des habitants de Perpignan ? Alors qu'on nous dit qu'on n'est pas capable de baisser d'un point la taxe foncière ou d'habitation. Aujourd'hui, il y a de véritables débordements au niveau des dépenses municipales, que cela soit des frais de bouche ou de déplacement. Il faut que cela cesse."


Pour que cela cesse, Alexandre Bolo prévoit, s'il est élu, que le budget municipal soit directement rendu public sur le site de la mairie de Perpignan.

Pour ce qui est de sa liste, composée de "maillons de la chaîne économique perpignanaise", il la présentera à la fin du mois de janvier. Son programme lui est intégralement rédigé. Il a été remis à l'ensemble de ses co-listiers, qui ont jusqu’à ce 31 décembre pour apporter leurs modifications.