Haute-Garonne

 

Jeudi noir : cheminots, enseignants, étudiants, hospitaliers ou policiers et avocats s'apprêtent à se mobiliser aux côtés des syndicats, des partis d'opposition et de "gilets jaunes" contre la future réforme des retraites. 12 à 15 000 personnes attendues selon les autorités dans le cortège toulousain au départ de St-Cyprien à 14 heures. Les syndicats espèrent 25 000 manifestants.

Une opération escargot a encombré le périphérique toulousain dès 7h30. Un feu de palettes a aussi été allumé au niveau de la sortie la Roseraie, sur la périphérique extérieur, saturant la circulation.

 

Devant le lycée Raymond Naves au nord de Toulouse, où un blocage avait été initié lundi et des poubelles incendiées ; une quinzaine de lycéens ont bloqué la route avec des containers renversés. Quelques Gilets jaunes de Toulouse étaient aussi venus en renfort. Les policiers municipaux et nationaux (Bac et BST) surveillaient et évitaient tout débordement.

 

 

14h15 : le cortège s’élance de Saint-Cyprien. En son sein des catégories très différentes : des agents territoriaux ou des agents de la sécu, mais aussi un artisan taxi ou un informaticien  qui s’inquiète, il affirme être « opposé aux régimes spéciaux, mais on veut montrer qu’on est vigilant ». De nombreux enseignants sont présents « on veut des ronds pas des points » brandissent-ils sur des pancartes. Certains sont techniciens de maintenance ou traducteur, paramédicaux ou pompiers. Tous marchent direction Compans et François Verdier dans une ambiance bon enfant, derrière la sono de la CGT ou au rythme batucada...

A 16h15 : la préfecture d'Occitanie annonçait 33 000 manifestants à Toulouse. Les syndicats annonçaient 100 000... Une très forte mobilisation alors que les autorités prévoyaient 10 à 15 000 personnes et que les syndicats en espéraient 25 à 30 000. Le cortège arrivait au niveau de François-Verdier : les premiers heurts intervenaient entre manifestants radicaux et forces de l'ordre vers 16h30. Les lacrymos pleuvaient et les passants se sont aussi retrouvés dans la fumée. Beaucoup se sont réfugiés dans les commerces alentours. Une dame a fait une crise d'asthme.

Bilan

22 personnes ont été interpellées. 5 blessés légers dont 3 parmi les forces de l’ordre. Plusieurs incidents : feux de palettes et de poubelles, jets de projectiles envers les forces de l’ordre, tags, destruction de mobilier urbain et de deux vitrines de commerces, dégradation d’une caméra ; perturbation des transports en commun en centre-ville et fermeture de la station du métro François Verdier ; perturbations sur le trafic SNCF et des ralentissements sur le périphérique toulousain. Le centre opérationnel départemental a été levé à 19h15

[voir notre diaporama, photos de Tom Pujalte]

Pyrénées-Orientales

 

A Perpignan la manifestation matinale démarrait vers 9h30, l'un des quatre cortèges s'élançait au départ d'Enedis au niveau de l’avenue de Prades direction la place Catalogne. Environ 200 personnes présentes à l'appel des syndicats FO et CGT sur ce premier cortège. Trois autres partaient du centre hospitalier, du Lycée Arago, ou encore de la Poste Arago.  Là-bas, un incident est survenu et changement de programme a eu lieu. Un manifestant du syndicat CGT Poste a été interpellé par la police pour avoir tagué sur un bâtiment de la Poste "non à la réforme des retraites". Le cortège parti d'Enedis a alors pris la direction du commissariat pour exiger la libération du mis en cause. Une vingtaine de membres des forces de l’ordre protégeaient l'Hotel de police vers 10h15. Puis les manifestants ont finalement pris la direction de Catalogne, mais ont annoncé qu'ils reviendraient devant le commissariat en soutien au manifestant.

A 10h30, les cortèges étaient rassemblés. Jusqu'à 12h30, ce sont 10 000 manifestants qui ont défilé dans les rues de Perpignan suivant un itinéraire de la Place Catalogne jusqu’à la place de la Victoire, devant le Castillet.  Gilets jaunes, pompiers, infirmiers, enseignants, tous les corps de métier étaient représentés dans cette grogne générale contre la réforme des retraites. La traversée de la ville s'est faîte sans encombre, dans une ambiance plutôt bon enfant où chants, sirènes et slogans étaient scandés dans les rues de la capitale nord-catalane.

À 13h, une partie des manifestants ont rejoint le commissariat de police de Perpignan pour demander la libération du postier en garde à vue. À 14h encore plusieurs centaines de personnes étaient sur place.

 

Ailleurs : une manifestation qualifiée d’historique  à Foix avec 4000 personnes. Du jamais vu depuis 2006 et la mobilisation contre le CPE. 

Tarn

Dans le Tarn, la manifestation principale est prévue à 14h, à Albi. La préfecture a communiqué à ce sujet :

"Au regard de l’itinéraire annoncé, il est conseillé de limiter vos déplacements dans le centre-ville d’Albidurant l’après-midi de demain (principaux axes impactés: lices Georges Pompidou, Pont-Neuf, rues dela Visitation et Charles Porta, Pont-Vieux, quai Choiseul, place Sainte-Cécile, boulevard du Général Sibille, rue Hippolyte Savary, avenue du Colonel Teyssier, boulevard Valmy).Afin de vous permettre d’organiser au mieux vos déplacements, la préfecture communiquera en temps réel sur son compte Facebook : «Préfet du Tarn»"

A 10h, à Mazamet, les professeurs du Lycée Soult se sont réunis devant l'établissement, avant de partir pour Albi.

Une quarantaine de gilets jaunes venus de tout le département sont en fin de matinée devant la préfecture pour distribuer des tracts et se rappeler au bon souvenir des décideurs. Jean-Paul est l'un d'eux :

A Albi, la mobilisation est importante  : plus de 5000 personnes selon notre journaliste sur place. Selon les syndicats tarnais, une intersyndicale départementale doit se réunir ce vendredi après midi. Elle devrait lancer un appel à participer samedi à la manifestation à Toulouse. Deux autres manifestations seront programmés vraisemblablement la semaine prochaine.