Ambiance encore électrique au conseil municipal de Castes mardi soir

 

Le conseil s’est ouvert sur les chapeaux de roues. André Martinez et Guillaume Arcese, de l’opposition, ont proposé une minute de silence pour les victimes du terrorisme. Le maire de Castres a rejeté la demande. « Ça serait un acte politique qui doit être discuté » justifie-t-il. Guillaume Arcese l’a accusé en retour de « banaliser les faits ».

Le conseil a ensuite élu Alain White pour succéder Jean Luc Prades, l’ex-adjoint au maire qui a démissionné en septembre.

 

L’épineuse question de la sécurité et de la délinquance

Sur le sujet des compétences des polices municipale et nationale, la discussion s’est enflammée au-delà des compétences de la ville. Rodéos incessants de deux-roues ou encore trafic de drogue, Pascal Bugis dénonce le « laissez-faire » de l’Etat et prône des mesures de dissuasion plus fortes. Pour lui, la médiation encouragée par l’opposition ne suffit pas. « Je ne vis pas dans le monde des bisounours, j’ai enseigné en Zone d’Education Prioritaire » rétorque Caroline Viala.

Un projet à plus d’un million d’euros

La création d’une voie verte de presque 3 kilomètres pour relier la zone commerciale du Siala, le nouveau collège et la voie urbaine sud a aussi suscité un débat animé. Le futur chemin partagé par cyclistes et piétons pourrait être co-financé par l’Etat. Mais l’opposition ne comprend pas qu’un projet aussi coûteux soit proposé alors que d’autres aménagements en ville pourraient être réalisés pour les vélos. Pascal Bugis a accusé l’opposition de systématiquement critiquer sans vraiment apporter de solutions.


Le marché de Noël aura-t-il lieu ?

La question des fêtes de fin d’années s’est posée. Pour l’instant, la mairie n’a aucune visibilité. Stéphane Deleforge, opposition EELV, craint que l’annulation des animations de Noël plombent encore plus le moral des habitants.

 

Eva Sannino