Ils exigent le maintien des moyens débloqués pour faire face à la crise sanitaire. La direction les a suspendus affirment-ils.

 

Vingt-cinq urgentistes du CHU de Toulouse ont annoncé jeudi dans un courrier qu'ils allaient démissionner en bloc de leur fonction, excédés par le manque de moyens pour les services d'urgence. "Exercer ce métier difficile, dans des conditions épouvantables et indignes pour les patients : c'est non. (...) C'est pourquoi nous choisissons de quitter nos fonctions dans une institution où la seule de nos revendications, celle de la sécurité de nos patients, est traitée avec le plus grand mépris", ont-il écrit à l'ARS et à la direction du CHU. "Nous allons envoyer les lettres (de démission) lundi", a précisé à l'AFP Julie Oudet, membre de ce groupe.

La tourmente passée, ils exigent le maintien des "quelques moyens" débloqués pour faire face à la crise sanitaire. "La direction du CHU de Toulouse a décidé de suspendre la totalité de ces moyens, nous contraignant à travailler dans la peur. Nous refusons désormais d'exercer au quotidien dans la peur, faute de moyens pour travailler correctement", dénoncent les médecins. "Ah ils étaient bruyants les applaudissements, tous les soirs à 20H00. Elles étaient larmoyantes, les déclarations comme quoi nous faisions un travail formidable...", ironisent-ils, dans la lettre diffusée jeudi par le journal Libération.

Contacté par l'AFP, le CHU de Toulouse n'a pas souhaité réagir à l'information. Les urgentistes toulousains rappellent qu'ils s'étaient déjà mobilisés en 2019 pour réclamer "plus de médecins régulateurs au Samu (et) plus d'équipes Smur", en estimant que le bassin démographique toulousain était "le moins bien doté de France".
 

AFP.