Suite à la déclaration du stade 3 de l'épidémie, des mesures ont été prises au centre pénitentiaire de Perpignan, mais cela ne suffit pas selon les syndicats.


​La déclaration du stade 3 de l'épidémie et les décisions prises par le gouvernement ont également impacté les prisons françaises comme celle de Perpignan. Le centre pénitentiaire doit notamment faire face, en plus de sa situation de surpopulation carcérale, à la propagation d'un virus qui ne cesse d'inquiéter.

Des visites aux parloirs problématiques

Des mesures ont notamment été mises en place, comme la suspension de toutes les activités confinées ou encore la tenue de visites aux parloirs réservées à une personne. Mais cela ne suffit pas selon Pierre Grousset. "Nous sommes inquiets puisque les parloirs continuent à être maintenues alors que le pays est à l'arrêt et que l'on demande aux personnes de rester chez elles et de moins se déplacer. Nous, même s'il y a des restrictions de parloirs, les visiteurs continuent à venir sûrement d'autres départements où on est plus touché que nous. Si tout le monde est confiné, il n'y a pas de raison qu'on ne supprime pas les parloirs par mesure de sécurité", explique le secrétaire départemental de L’UFAP UNSA Justice, qui précise que de nombreuses personnes se retrouvent réunies en salle d'attente lors des visites.

Pierre Grousset


Des masques périmés

L'administration pénitentiaire continue également d'organiser des séances de sport, mais c'est le manque de masques pour le personnel qui offusque le surveillant pénitentiaire. "Nous avons des masques FFP2, mais ils sont périmés ! Le ministère de la Justice en a commandé 11 000 mais nous n'en voyons pas un seul", ajoute Pierre Grousset.  

Le représentant syndical demande donc à l'Etat d'intervenir pour fournir des masques qui fonctionnent, mais aussi à l'administration de suspendre les visites aux parloirs, pour assurer la sécurité du personnel et des détenus.