Ce lundi, les premiers sapeurs-pompiers âgés de plus de 50 ans ont été vaccinés contre la COVID-19 au SDIS 31.

 

Depuis le mois de mars dernier, les "soldats du feu" ont réalisé 1 600 interventions en lien avec le virus en Haute-Garonne. Quelques contaminations ont été recensées, mais cependant "rien n’assure que les contaminations sont dues aux interventions", assure le médecin Colonel Dulion.

Lorsque le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé la semaine dernière le début de campagne de vaccination pour les sapeurs-pompiers de plus de 50 ans, le Sdis 31 (Service départemental d'incendie et de secours)  à Colomiers s’est empressé de passer commande auprès du CHU de Toulouse. Après avoir lancé un appel au volontariat, seulement 120 pompiers ont répondu favorablement, sur les 499 que compte le Sdis 31. Le Directeur Départemental Adjoint du Sdis 31, Colonel Landrieau, espère que "tous les sapeurs-pompiers concernés se feront vacciner d’ici la fin de la campagne". 

Cependant, tous ne peuvent l'être. Le médecin Colonel Dulion explique les conditions requises :​

 

Une volonté de montrer l’exemple

 

Et c'est le Directeur Départemental Adjoint du Sdis 31 qui ouvre le bal des vaccinations. Une reconstitution du vaccin, une désinfection du bras et une piqûre plus tard, le voilà désormais vacciner contre la COVID-19. 

Pour lui, se faire vacciner en premier était important : "il y a évidemment une volonté de montrer l’exemple. Que ce soit pour mes confrères ou vis-à-vis des citoyens". Mais ce dernier n’oublie pas de préciser que le vaccin vient en "complément des gestes barrières qui continueront d’être effectuer, même après s’être fait piquer".

Le procédé de vaccination se fait de manière classique, à l'exception d’un consentement écrit et signé par le volontaire qui est requis au préalable. L’infirmière sous-lieutenant Capelle revient sur le dispositif :

 

Aucune obligation de se faire vacciner

Le vaccin ne deviendra pas obligatoire. Pour toutes les campagnes à venir, elles se feront sur la base du volontariat. Cependant, le médecin Colonel Dulion précise que les non-volontaires "feront l'objet d'un appel téléphonique spécifique pour essayer de les motiver ou de comprendre pourquoi ils refusent la vaccination".

Dès la semaine prochaine, des équipes mobiles en charge de la vaccination se déplaceront sur l'ensemble du département afin de vacciner les autres volontaires sans handicaper les casernes, les sapeurs-pompiers restants opérationnels.

Actuellement, le Sdis 31 est composé de 2 387 sapeurs-pompiers, volontaires et professionnels.