Le nouvel indice qui accuse Cédric Jubillar : le téléphone de Delphine n’aurait jamais quitté le domicile

Avec cette récente expertise technique, la thèse de la « mauvaise rencontre » est en passe de s’effondrer.   

 

Le nouvel indice qui accuse Cédric Jubillar : le téléphone de Delphine n’aurait jamais quitté le domici
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Le nouvel indice qui accuse Cédric Jubillar : le téléphone de Delphine n’aurait jamais quitté le domicile
Tarn
modifié le 21/09/2022 à 07:12

 

 

Il pourrait s’agir de la preuve qui manquait aux juges chargés de l’enquête consacrée à la disparition de Delphine Jubillar. Selon nos informations, le téléphone de Delphine Jubillar n'aurait jamais bougé le soir du drame. L’antenne-relais du château d’eau de Cagnac recèle-t-elle la clé du mystère ?  Un indice qui incrimine un peu plus Cédric, son mari, mis en examen et incarcéré depuis plus d’un an pour meurtre par conjoint. 

 

L’hypothèse de la mauvaise rencontre définitivement écartée ?

Selon la thèse des juges d’instruction Audrey Assemat et Coralyne Chartier, Cédric a tué et fait disparaître son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Si le smartphone de Delphine Jubillar n’a jamais été retrouvé, les gendarmes ont désormais acquis la preuve que l’appareil a borné jusqu’à l’aube du 16 décembre sur une seule et même cellule d’un relais téléphonique.

Cet indice, issu des investigations techniques, disqualifierait la seule théorie avancée par la défense pour expliquer la disparition de Delphine : celle du crime d’un rôdeur ou d’une mauvaise rencontre. Selon nos informations, le bornage du « Huawei P30 Pro » de Delphine prouverait que l’appareil n’a jamais quitté le domicile des Jubillar, rue Yves Montand à Cagnac-les-Mines, lors de cette funeste nuit. Voilà qui mérite une explication.

 

 

Les cellules du relais témoins de la sédentarité du smartphone

Les téléphones mobiles des abonnés de Cagnac et ses alentours peuvent, selon leur position géographique, borner sur deux antennes relais dans le secteur. Elles disposent de cellules autonomes : imaginez un camembert découpé en plusieurs morceaux et correspondant à des faisceaux longitudinaux qui couvrent, au départ du relais, plusieurs centaines de mètres.

Selon les experts, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, le téléphone de Delphine Jubillar a borné à trois reprises et uniquement sur la cellule correspondant au lotissement : lorsqu’elle envoie un message à son amant « Bonne nuit mon amour » à 22h58, au beau milieu de la nuit aux alentours d’1 heure du matin et enfin lorsque l’appareil est mystérieusement utilisé à 6h52. Si l’appareil avait été éloigné de la zone pavillonnaire, il aurait automatiquement fait réagir une ou plusieurs autres cellules de l’antenne relais. 

 

 

Cédric Jubillar a-t-il déverrouillé l’appareil de la victime ?

Jusque-là, cette mystérieuse mise en route de smartphone à l’aube le 16 décembre prouvait, selon la défense, l’innocence de Cédric Jubillar. En effet, il se trouvait à cette heure-ci au côté des gendarmes primo-intervenants. Mais les enquêteurs ont une lecture bien différente : le trentenaire n’a-t-il pas manipulé lui-même le téléphone ? Cette thèse est corroborée par un procès-verbal précisant que Cédric a demandé à rester près de ses enfants à l’heure du réveil, pendant que les militaires inspectaient les alentours.

Pour les juges, Cédric Jubillar fou de jalousie aurait tué sa femme dans la nuit et changé la procédure de déverrouillage du téléphone grâce à l’empreinte palmaire de la victime. De manière à fouiller le contenu de l’appareil. Avait-il en sa possession le mobile de la disparue lorsque les gendarmes procédaient aux constatations le matin du 16 décembre ? Et si oui, pourquoi l’avoir volontairement caché aux enquêteurs ? A-t-il détruit l’appareil ensuite ? Par ailleurs, pourquoi si le téléphone est resté au domicile une fois Delphine disparue, n’a-t-il jamais été retrouvé ?

 

 

Nouvel interrogatoire fixé le 23 septembre

Si l’attitude du mari a très tôt mis la puce à l’oreille des gendarmes, Cédric Jubillar n’a été discrètement surveillé et son véhicule « pastillé » que le 17 décembre, avec l’entrée en scène des enquêteurs de la brigade de recherches d’Albi (BR) et de la Section de recherches de Toulouse (SR). Il aurait donc pu se débarrasser du téléphone dans les heures qui ont suivi l’alerte. Il n'a été placé en garde à vue qu'au terme de 6 mois d'enquête le 16 juin 2021. Ce nouvel élément à charge vient s’ajouter au passif du peintre-plaquiste de Cagnac. L’expertise est déterminante pour l’accusation et Cédric Jubillar devra s'en expliquer, il doit subir un nouvel interrogatoire le 23 septembre dans le bureau des juges d’instruction. En attendant, le corps de la l’infirmière n’a toujours pas été retrouvé. 

 


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