Les gendarmes bigourdans ont vite démonté la version du plaignant...

 

Certains osent tout. Et c'est parfois à cela qu'on les reconnaît. C'est l'histoire d'un client abusé qui a tenté de frauder. Il a rapidement été identifié.

Ce client d'escort-girl s'était fait embobiner sur un site frauduleux : il pensait parler à une charmante jeune femme par claviers interposés, mais un escroc se cachait de l'autre côté. Ce dernier a demandé au client, en échange du pseudo service sexuel "le règlement préalable par cartes Transcash" raconte la gendarmerie des Hautes-Pyrénées. La victime "s’exécute et se rend sur le site pour acheter deux recharges pour un montant global d'environ 200 €". Mais l'escort-girl ne viendra jamais.

La victime est devenue plaignant mais elle a pris le risque de "mentir aux gendarmes pour cacher l'inavouable !" L'homme affabule et raconte alors que "l’escort-girl serait venue au rendez-vous et aurait effectué deux paiements frauduleux avec sa carte bancaire" à son insu "pendant qu'il prenait sa douche". Ainsi "pour obtenir réparation et remboursement du préjudice subi", il a fait de fausses déclarations. De victime, l'homme est devenu "auteur de tentative d'escroquerie au préjudice de sa banque et de dénonciations mensongères ayant entrainé d'inutiles recherches."

Car les enquêteurs ont cherché à comprendre. Et y sont parvenus. La gendarmerie des Hautes-Pyrénées avec l'aide d'un enquêteur spécialisé en investigations numériques ont pu confondre l'auteur. Devant les incohérences, la pseudo-victime a été placée en garde à vue et a reconnu la supercherie. Il devra s'expliquer devant la justice.