Pas d'ouverture avant janvier pour les stations de montagne.

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Emmanuel Macron a estimé lors de ses annonces mardi soir qu'il semblait "impossible d'envisager une ouverture pour les fêtes", et qu'il était "préférable de privilégier une réouverture courant janvier dans de bonnes conditions". Une douche froide pour les stations de sports d'hiver, qui perdraient le chiffre d'affaire du mois de décembre. 

 

Cyril Bardin, directeur de la station ariégeoise des Mont d'Olmes, veut croire à une ouverture en décembre. A ce jour, il se prépare, avec ses équipes, à accueillir les skieurs, comme les années précédente pour les vacances de Noël, début de la saison pour le ski.

Cyril Bardin, directeur de la station ariégeoise des Mont d'Olmes

 

Jean castex avait en effet promis lundi une décision dans les dix prochains jours concernant l'ouverture des stations à Noël, coordonnée avec les autres pays européens. 

 

A Camurac, seule station dans l'Aude, on accueille un public très familiale, contrairement aux grosses stations pyrénéennes, et l'impact sera donc moindre. Bernard Vaquié, maire de Camurac et directeur de la station, reste positif et vise les vacances de février, point culminant de la saison de ski, en préparant le protocole sanitaire. 

Bernard Vaquié, maire de Camurac et directeur de la station

 

 

Des élus locaux haussent le ton

En montagne, tous attendaient justement les résultats des dernières concertations et une ouverture notamment pour le 18 décembre. Du côté des stations de ski catalanes, la nouvelle d'un début de saison en janvier passe mal. Michel Poudade, le maire des Angles dans les Pyrénées Orientales et président des Neiges Catalanes, parle d'une "catastrophe économique".

Michel Poudade, maire des Angles dans les Pyrénées Orientales

 

Entre la fermeture anticipée de mars et cette réouverture tardive, il s’agit de pertes de plus de 100 millions d’euros pour les stations pyrénéennes. Le président des Neiges Catalanes compte réunir les élus et responsables locaux pour faire valoir auprès du gouvernement une ouverture pour le 18 décembre. Sinon, « c’est la mort assurée de nos stations » nous a-t-il confié.

Michel Poudade, maire des Angles dans les Pyrénées Orientales

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Coup dur pour les saisonniers déjà en difficulté

Si les stations ne peuvent rouvrir pour Noël, c'est tout le secteur qui va en pâtir. Les restaurants et hôtels des Pyrénées n'embaucheront pas avant janvier. Les gestionnaires des complexes Hôtelier Mercure de Loudenvielle et du Mercure Saint Lary Soulan ont eux décidé de ne pas ouvrir avant le 20 janvier, explique Loïc Borie, directeur technique du groupe Hotels Invest Sport.

Loïc Borie, directeur technique du groupe Hotels Invest Sport

 

Cette décision occasionnera environ 20 % de perte de chiffre d’affaires sur la saison. "Nous avions prévu d'embaucher 80 saisonniers qui devaient arriver la semaine prochaine. Nous avons dû reporter ces embauches à janvier" regrette Loïc Borie. Les salariés, quant à eux, restent au chômage partiel.

Loïc Borie, directeur technique du groupe Hotels Invest Sport

 

 

Au lendemain de l'allocution du président de la République, Bruno Le Maire, ministre de l'économie, assurait ce mercredi que "rouvrir les stations de ski nous fait courir un risque sanitaire important".