Circulant à vide depuis lundi, le train de fret transportant des primeurs de Perpignan au marché de Rungis, a été suspendu ce mercredi, pendant la basse saison, et reprendra au 1er novembre.

Mais pour la CGT, c'est une "mise à mort qui se prépare" au profit de "25.000 camions sur les routes".

La possible disparition, au profit du transport routier, de cette ligne reliant la plateforme Saint-Charles international de Perpignan, avait suscité de vives critiques, notamment à gauche et chez les écologistes.

 

Une réunion à Perpignan

La suspension temporaire de la ligne ferroviaire, actée ce mercredi lors d'une réunion du comité de pilotage ministériel à la préfecture des Pyrénées-Orientales, intervient le jour de la passation de pouvoirs au ministère de la Transition écologique entre François de Rugy et Elisabeth Borne, qui conserve son portefeuille des Transports.

"La liaison à vide, comme elle est réalisée depuis trois jours, n'est pas acceptable. Elle va s'arrêter aujourd'hui (mercredi) jusqu'au 1er novembre", a indiqué à l'AFP Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie, en charge des Transports et participant à cette rencontre.

"A partir du 1er novembre va recommencer une liaison entre Saint-Charles et Rungis, telle qu'elle était, mais de manière transitoire, le temps de trouver une solution pérenne", a-t-il précisé.

 

Les wagons frigorifiques sont selon la SNCF en bout de course.

Un nouveau comité de pilotage aura lieu le 11 septembre, il sera ouvert à la grande distribution et à la filière Bio. D'ici là, il y aura deux réunions techniques pour travailler sur des problématiques comme la vétusté des wagons et leur remplacement.

 

Source AFP

 

 


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12/09/2019 18:19

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