"J'irai jusqu'au bout, j'ai plus rien à perdre" : les oubliés du Ségur manifestaient à Toulouse

Les entreprises et associations des secteurs médico-social et sanitaire se mobilisaient pour revaloriser leurs bas-salaires. Une opération escargot a été menée dans la Ville rose.
 

"J'irai jusqu'au bout, j'ai plus rien à perdre" : les oubliés du Ségur manifestaient à Toulouse
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Haute-Garonne
modifié le 28/09/2022 à 16:15

 

Toutes les entreprises du secteur médico-social et sanitaires ont manifesté à Toulouse ce mercredi. Une première. Venus de Haute-Garonne, du Tarn, de Montauban, d’Auch ou de l’Ariège, tous étaient mobilisés pour une opération escargot entre le nord de la ville rose et la préfecture de région.

 

Situation intenable

Accompagnateurs, secrétaires, services techniques : les "petites mains" du médico-social estiment être les oubliés du Ségur de la santé. Mercredi ils étaient 100 à 200 véhicules à klaxonner sous les fenêtres des Toulousains. Dans ces structures, les soignants ont été revalorisés de 183 euros, les autres non. Bruno Garcia, un des leaders de la contestation, dirige une association du champ social ; "la situation est intenable" explique-t-il "on a des salariés qui tous les jours prennent soin des personnes fragiles et vulnérables et qui ne sont pas eux mêmes en situation de vivre correctement". Les accompagnateurs, services techniques, secrétaires ont des salaires trop bas "souvent au SMIC". Philippe est de ceux-là. Il travaille dans un centre médico psychologique à Lézignan-Corbières "on se sent trahi" car "on était dans le médical quand il fallait se faire vacciner, mais pour la prime Ségur on est considéré comme service logistique, ce n'est pas logique", "j'irai jusqu'au bout car je n'ai plus rien à perdre" lâchait-il.

 

Sit-in auto sous les fenêtres du Conseil départemental

Ce sont les cadres et les dirigeants, comme Thierry, qui ont lancé cette mobilisation à Toulouse et Montpellier ; "on veut des revalorisations pour tout le monde, d'autant qu'on est confronté à des difficultés de recrutements, il faut que nos salariés se sentent reconsidérés." Le cortège faisait une pause sous les fenêtres du Conseil départemental, un des principaux financeurs. Sophie, directrice adjointe dans une structure de protection de l’enfance à Toulouse, soulignait l’importance de cette manifestation en solidarité avec ses salariés payés au smic "ce sont les plus bas du secteur ce n'est pas normal et sans eux on ne peut pas exercer nos missions". Une délégation de mécontents était reçue en préfecture après dispersion du cortège à la mi-journée.  

 

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