Le Baril, situé Grande rue Saint-Michel, recevait une trentaine de personnes en toute illégalité.


Un bar a été verbalisé pour avoir organisé une soirée clandestine, rideau baissé, à Toulouse ce week-end. Selon des informations recueillies dans le voisinage : une trentaine de personnes s’était réunie au Baril, un établissement situé Grande rue Saint-Michel. Une source policière nous a confirmé « être intervenu dans un débit de boisson » pour faire cesser les festivités, sans toutefois confirmer l'adresse de l'établissement.

Ce type de soirée est totalement illégal en période de confinement. Pas sûr que l’établissement puisse rouvrir quand ses confrères y seront autorisés. Le gérant du Baril s'expose en effet à plusieurs sanctions : une contravention de 750 € , mais également une fermeture administrative à l'issue du confinement, sanction laissée à l'appréciation de la préfecture. Le parquet pourrait aussi être en mesure de lancer des poursuites pour mise en danger de la vie d'autrui. 

Pour la trentaine de clients présents, le non-respect du confinement est passible d’une amende de 135 €. En cas de réitération dans les quinze jours suivants la première amende, le montant s’élève à 200 €. Après trois infractions dans un délai de trente jours, le contrevenant risque jusqu’à six mois d’emprisonnement et 3750 euros d’amende. 

La Direction départementale de la Haute-Garonne confirmait les faits lundi après-midi "les participants sont passés par la porte arrière de l'établissement", mais minorait le nombre de participants "une dizaine" selon la police.