La proxénète arrêtée n’a même pas 18 ans. Elle a été incarcérée ce vendredi.

 

Le Service régional de police judiciaire de Toulouse (SRPJ) a mis hors d’état de nuire un réseau de prostitution de mineures officiant entre Tarn et Haute-Garonne. Et la principale proxénète n’a même pas 18 ans !

On vous dévoilait, dans une précédente enquête, la recrudescence des affaires de proxénétisme de mineurs à Toulouse. Cette affaire révèle une nouvelle facette de ce business juteux pour des individus sans scrupule. Et détail inquiétant : victimes et délinquants sont de plus en plus jeunes... 

 

 

Les victimes recrutées des adolescentes à Graulhet 

La mise en cause, qui aura 18 ans au mois d’octobre, a un passé judiciaire déjà chargé, mais « elle n’avait pas fait de prison » avant vendredi nous précise-t-on. Plusieurs des jeunes femmes qu’elle avait sous sa coupe ont été recrutées dans un foyer pour mineures de Graulhet (Tarn), la « mère maquerelle » elle-même a fréquenté les foyers de l’aide sociale à l’enfance du département. « Parmi ses victimes, la proxénète en connaissait certaines et elle leur promettait monts et merveilles via le réseau social Snapchat » indique une source proche de l’enquête.

À ce jour, 4 victimes âgées de 16 à 18 ans auraient été recensées par les enquêteurs de la police judiciaire. Une autre victime serait âgée de 20 ans. 

 

 

Une proxénète violente 

Les diverses investigations ont permis d’établir que deux des prostituées ont subi des violences de la part de leur « mac ». On est bien loin du simple jeu boarder line entre adolescentes... La mise en cause a été interpellée quartier des Chalets à Toulouse, « secteur où elle louait des appartements via Air Bnb et obligeait ces gamines à vendre leurs charmes » via le site internet « Sexmodel.com ». La petite entreprise prospérait au moins depuis l’automne 2019. 

La jeune maquerelle présumée vient d’être mise en examen, ce vendredi, par la section criminelle du parquet de Toulouse, pour proxénétisme aggravé et prostitution de mineures. Une information judiciaire devrait être  ouverte et la mise en cause a été incarcérée dans un établissement pénitentiaire des Bouches-du-Rhône, par manque de place en cellule sur la région toulousaine.