Guerric Jehanno accusé du meurtre et du viol d’Amandine Estrabaud disparue en juin 2013 à Roquecourbe a été condamné à 30 ans de reclusion criminelle pour séquestration viol et meurtre.

 

Dans son réquisitoire, l'avocat général avait réclamé 30 ans de réclusion criminelle, après avoir rappelé le contexte de l'affaire qui a amené les enquêteurs à soupçonner Guerric Jehanno, seul suspect rassemblant "tous les critères pour expliquer la disparition".

Pendant le procès, les différents protagonistes ont évoqué l’accusé et de ses confidences qualifiées d'accablantes par la partie civile. Sa personnalité a été passée au crible par psychiatres et psychologues. Un accusé décrit comme "normal" avec comme priorité "les copains, la pétanque, les jeux vidéo, les films porno et le bistrot". La mère de Guerric a défendu son fils, même si c'est elle qui a la première signalé son fils comme "bizarre, angoissé" après la disparition de la jeune pionne. La voisine d’Amandine a aussi été entendue, comme à sept reprises pendant l'instruction, preuve que son témoignage apparaît primordial. Elle a déclaré avoir vu Amandine descendre d’un fourgon avec un homme. Son allure rappelle celle de Jehanno mais "je ne peux pas être sûre que c’est lui" affirme-t-elle.

 

L’accusé a également été confronté à ses ex-codétenus à qui "il a raconté avoir tué et violé Amandine" en leur donnant diverses versions et détails troublants. Tous glauques. L'accusé avait même réaliser des croquis pour "dire" où était enterré Amandine. Ces dessins exploités par les enquêteurs n’ont jamais permis de retrouver le corps ; «  j’ai inventé ces histoires j’aurais pas dû » s'est défendu Jehanno.

 

L'accusé avait jusqu'au bout clamé son innocence, "si j’avait fait quelque chose j’aurait tout dit aux gendarmes j’aurais avoué."

La Défense devrait faire appel.