Ils étaient presque 500 à être mobilisés ce vendredi à Mont-Louis pour alerter le gouvernement des problèmes successifs que rencontre la seule route nationale du département.


L'appel des communautés de communes et de stations de montagne des Pyrénées catalanes a été entendu. Qu'ils soient élus, acteurs économiques du territoire ou tout simplement habitants, ils se sont réunis en nombre pour exprimer leur colère face à l’enchaînement de problèmes que subit la RN116. Il faudra encore minimum trois semaines de travaux pour venir à bout de ce glissement de terrain toujours en cours au niveau de Fontpédrouse, et qui bloque l’accès au haut canton. C'est la goutte de trop pour les élus de Cerdagne, Capcir et Conflent, qui se sont exprimés tour à tour lors de la mobilisation, devant la Porte de France de la commune de Mont-Louis.

​"Il y en a ras-le-bol qu'on n'arrive pas à avoir quelque chose de solide et de fiable, qui permette l'accès à la fois vers les hauts-cantons, et à la fois aussi vers l'Andorre et l'Espagne. Donc aujourd'hui c'est ça le message : une économie asphyxiée et des gens qui se sentent abandonnés. Et donc on demande qu'il y ait ce que j'ai appelé un plan Marshall, qui permette d'infrastructurer définitivement cette route", explique Georges Armengol, maire de Saillagouse et président de la communauté Pyrénées-Cerdagne
 

Georges Armengol, maire de Saillagouse et président de la communauté de communes Pyrénées-Cerdagne

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"Des mobilisations, il y en aura encore" scande Jean-Louis Demelin à la fin de son discours. Pour le maire de Font-Romeu et président de la communauté de communes Capcir Haut Conflent, l'objectif est maintenant d'alerter l'État, jusqu'à ce qu'un membre du gouvernement vienne. C'est d'ailleurs le sens de la présence de nombreux élus départementaux, comme les sénateurs Jean-Sol et François Calvet, et la présidente du département Hermeline Malherbe. Lors de leurs prises de parole, les deux sénateurs n'ont pas manqué d'évoquer le "mépris" du gouvernement lorsqu'il s'agit d'agir sur les problématiques de transport des Pyrénées-Orientales.​​

"Je suis venu aujourd'hui aux côtés de ces élus et de cette population pour dire stop à ce mépris dont nous faisons l'objet. Il y a la RN116 certes, mais nous avons aussi la ligne LGV Montpellier-Perpignan que nous attendons, les avions avec parfois pas mal de retards, les trains de nuit qui ne fonctionnent que le week-end et les jours fériés... donc ça suffit. Nous serons donc au coté de nos élus et de la population pour porter cette voix, et la faire entendre à Paris."
 

Jean Sol, Sénateur Les Républicains


En attendant une réponse du gouvernement, c'est tout le haut-pays catalan qui parle d'isolement, voire de "quarantaine". Cette fermeture de la RN116 intervient qui plus est au plus mauvais moment. Alors qu'on entame la première semaine des vacances de février, ce sont des pertes importantes de résultats que vont devoir constater les acteurs économiques et touristiques du territoire. Cette période de l'année représente 50 % du chiffre d'affaires des stations de montagne selon les représentants sur place. "C'est 30 % de fréquentation de moins au moment où on en a le plus. À la fin de l'année quand on comptera nos sous, il en manquera beaucoup et ça va perturber plusieurs entreprises", ajoute Jean-Louis Demelin.

Jean-Louis Demelin, maire de Font-Romeu et président de la communauté de communes Capcir Haut Conflent

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