Ce mardi après-midi, un détenu a incendié sa cellule car il estimait que son rendez-vous avec le psychiatre était urgent. C'est le deuxième incident de ce type en deux jours.


"Le déconfinement entraîne de nouveau des tensions au sein de l'établissement" nous confie Pierre Grousset, secrétaire départemental de l'UFAP UNSA Justice, qui ne compte plus les incidents depuis que la prison de Perpignan est sortie du confinement.

Ce mardi après-midi aux alentours de 15h15, un détenu a une nouvelle fois incendié sa cellule (le même fait s'est produit ce lundi). La raison : un mécontentement lié à son rendez-vous avec le psychiastre, qu'il estimait urgent. Ce dernier est actuellement au quartier d’isolement, il a été condamné pour agression sexuelle, port de stupéfiant, et outrage à une personne dépositaire de l’autorité. Il est également l'auteur de multiples fautes disciplinaires au sein du centre pénitentiaire (détention d’armes, trafic de résine de cannabis, de portables, menaces et insultes envers le personnel, puis multiples bagarres avec d’autres détenus).

Après avoir incendié sa cellule, le détenu s'en est pris au personnel. voulait en découdre avec le personnel. Il aura alors fallu plusieurs minutes avant qu'il ne se laisse menotter et emmener au quartier disciplinaire. L’Ufap Unsa Justice demande "que ce détenu multipliant les fautes disciplinaires (14 au total) soit transféré dans une unité pour détenu violent au lieu de pourrir nos détentions classiques et de surcharger notre quartier d’isolement."
 


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