Les Toulousains fuient-ils la ville ?

 

C'est un constat national, le confinement consécutif à la crise sanitaire provoque aujourd'hui une forme d'exode urbain. Selon la Fédération nationale de l’immobilier, ce phénomène pourrait concerner 200.000 ménages, soit 10% des 2,2 millions de transactions annuelles entre les locations et les achats.

 

L'Ariège : nouvel eldorado des urbains

Et la tendance profite à l'Ariège, notamment la Basse Ariège, relativement proche de la métropole toulousaine. La peur de la contamination en ville, doublée probablement du besoin d'espace amènent les clients toulousains à reconsidérer leur appétence pour la ville. L'aire urbaine de Toulouse accueillait jusque-là 20 000 nouveaux arrivants chaque année. Nicolas Barthez dirige A.P.I. Ariège Pyrénées Immobilier et possède 8 agences dans le département (Ax, Foix, Pamiers, Saverdun, St Girons, Lavelanet), il confirme le phénomène "depuis le lundi 11 mai la reprise est spectaculaire au niveau des visites sur toute l'Ariège, le jour du déconfinement on a même vendu une belle maison à un couple de Toulousains" raconte ce spécialiste de l'immobilier pour qui "Saverdun est bien placé".

 

Les prix pourraient monter car les biens manquent

Conséquence, face à cet afflux, Nicolas Sanchez recherche des biens à vendre "on a beaucoup de demandes, et bien plus sur les maisons que sur les appartements" explique celui qui voit débarquer des clients "avec des budgets bien supérieurs à la normale"  ; souvent des personnes qui font du télétravail. L'Ariège département où les prix à la vente sont les plus bas de la région pourrait changer de dimension avec cette mode. Pour les propriétaires de maisons qui voudraient quitter l'Ariège, c'est peut-être le moment de vendre...

 

Propos recueillis par Jacques Déjean.