En octobre 2017, le corps de Myriam Fedou, une tarnaise de 37 ans, était retrouvé dans un fossé, carbonisé et une balle dans la tête, au sud ouest de Carcassonne. Près de deux ans plus tard, la reconstitution de ce drame s’est déroulée, mardi dernier, près de Puylaurens.

Quatre personnes sont mises en examen dans ce dossier, trois sont écrouées pour séquestration suivie de mort, et une pour recel de cadavre et dissimulation de preuves.

Les motifs qui ont conduit ces quatre personnes, trois hommes et une femme, à conduire Myriam Fedou dans un squatt au lac de geigne, à la sortie de Puylaurens, pour l’intimider, restent flous. Toujours est-il qu’à un moment, un des hommes lui a tiré une balle dans la tête. C’est, entre autre, ce moment là qui était scruté lors de la reconstitution, explique maitre Olivier Boonstoppel , l’avocat du frère de la victime : " Chacun attendait, du côté de la défense et de la partie civile, que cette reconstitution permette de mieux situer et determiner le rôle des protagonistes." L’auteur du coup de feu assure en effet que le geste était accidentel. Mais l’horreur ne s’arrête pas là.

 

Les trois individus appellent un quatrième larron à la rescousse, pour se débarrasser du corps. Une folle équipée va les conduire dans l’Aude, où après avoir tenté dans un premier temps de scier la tête de la malheureuse, ils finissent par brûler sa dépouille.

Le frère de la victime attend désormais que justice soit faite, explique maitre Boonstoppel : "Mon client n'est pas dans la vengeance ou la vindicte, c'est quelqu'un de posé, de msuré. Il est évidemment profondément heurté par ce dossier, mais ce qu'il souhaite, c'est que la justice passe."

La procédure se poursuit, elle prend du temps. Le procès pourrait avoir lieu fin 2020.

 

Photo : Maître Boonstoppel, l'avocat du frère de la victime.