Les "Hyalomma Marginatum", des tiques potentiellement plus dangereuses que la moyenne, prolifèrent dans les Pyrénées-Orientales. Les explications de Sarah Bonnet, directrice de recherche à l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique).

 

L’information circule depuis la semaine dernière, après la découverte de deux tiques de cette espèce aux Pays-Bas. Selon les chercheurs, leurs présence au nord de l’Europe est expliquée par les déplacements d'oiseaux migrateurs, possibles hôtes de ces tiques. Les "Hyalomma Marginatum", comme on les appelle, préfèrent le pourtour méditerranéen, notamment en France où elles prolifèrent depuis plus de 3 ans.

C’est en 2015 que cette tique a été retrouvée dans le sud de la France. Elle est même bien installée dans les Pyrénées Orientales. Pourquoi ? Car cet acarien préfère tout simplement les zones chaudes. ​​
La "Hyalomma Marginatum" est bien différente des tiques habituelles.​ Elle est plus grande et plus "active", c’est ce que nous explique Sarah Bonnet, directrice de recherche à l'INRA. ​

​"C'est ce qu'on appelle une tique chasseuse... elle est capable de se déplacer sur plusieurs dizaines de mètres"


Phénomène plus inquiétant pour Sarah Bonnet, c’est qu’elle peut être porteuse de microbes pouvant générer certaines maladies. 

"Elle peut transmettre un virus qui s'appelle le virus de la fièvre Crimée Congo, un virus hémorragique extrêmement dangereux"


Trois cas dont deux morts ont été constatés en Espagne, en plus d’épidémies fréquentes en Grèce et en Turquie. Les Français peuvent pour l'instant se rassurer, ce virus ne circule pas dans l’Hexagone. D'autant plus que l'homme n'est pas la cible privilégiée de la "Hyalomma Marginatum". 

Il existe cependant des gestes simples pour s’en prémunir : les retirer le plus rapidement possible de leur hôte, puis porter des vêtements longs, à proximité des zones où elles peuvent être présentes.

 

 

 


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