Ce procédé a déjà permis d'identifier un tueur de phoque en Bretagne.

 

Un ours a été retrouvé mardi tué par balles en Ariège, à Ustou.

L'ONG Sea Shepherd propose ce jeudi une récompense de 10 000 euros à quiconque aidera à identifier le tueur d'ours "notre récompense de 10 000 euros a permis de retrouver le décapiteur de phoques de Concarneau l'année dernière. Espérons que ça marchera pour retrouver l'assassin de l'ours en Ariège" indique l'association sur sa page Facebook qui rappelle que "l'ours est une espèce protégée et son abattage est strictement illégal."

Les écologistes pointent du doigt les éleveurs précisant "l'enquête semble se diriger vers un acte délibéré de braconnage ou une mauvaise rencontre avec un éleveur. Certains éleveurs continuent en effet à considérer la présence du plantigrade comme étant de trop." Et rappelle "la population d'ours a été exterminée par le passé. La dernière ourse de souche pyrénéenne, Canelle, a été abattue par un chasseur en 2004 alors que celle ci défendait son ourson des attaques du chien de chasse, alors qu'il se trouvait sur une zone où il risquait justement de rencontrer la femelle et son petit."

Une prime à la dénonciation qui devrait raviver les tensions dans le massif ; "les informations seront transmises aux autorités en charge de l'affaire et la récompense sera versée si le témoignage aboutit à l'inculpation du ou des coupable(s)" explique Sea Shepherd.

En 2019, 1.173 animaux ont été tués par des ours et 36 ruches détruites, selon les chiffres contenus dans une consultation publique lancée récemment pour des mesures d'effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées. Le pastoralisme représente des centaines de milliers d'animaux dans les Pyrénées.