Jean-Michel Lattes, le vice-président de Toulouse Métropole, a procédé à un point d'étape avec l'aménageur Europolia.

 

Le premier chantier de démolition est mis en place depuis la semaine dernière, dans le cadre du projet (ex-TESO) désormais baptisé Grand Matabiau - Quais d'Oc. Toulouse Métropole maître d'oeuvre de l'opération a dressé un point d'étape ce vendredi, pour ce projet urbain qui va changer le visage face de Toulouse.

 

Aller vite désormais pour éviter l'apparition de squats

Jean-Michel Lattes, vice-président de Toulouse Métropole en charge de la coordination des politiques de transport et de déplacement et des affaires juridiques ; mais aussi Raphaël Catonnet, le directeur général d'Europolia et son équipe ont confirmé avoir engagé pour éviter l'insécurité "une première phase de démolition sur l'avenue de Lyon, à proximité de la rue du Maroc". Ce premier chantier "qui concerne les numéros 1 à 3 de l'avenue de Lyon" va durer 8 semaines.

Un coup d'accélérateur pour faire "baisser la pression dans le quartier", conséquence aussi de déclaration d'utilité publique (DUP) de décembre. Viendront ensuite fin 2020 les démolitions des 29 à 21, puis du 33 au 37 de l'avenue de Lyon. Trois secteurs où les immeubles sont acquis presque en totalité. 

Europolia, dont Toulouse Métropole est le donneur d'ordre, n'exclut pas des démolitions ponctuelles par exemple rue Saint-Laurent : "démolir apaise aussi le quartier et empêche l'apparition de squats mafieux" nous explique-t-on. L'aménageur reconnaît les difficultés inhérentes à ce type de projet "il est toujours compliqué de faire cohabiter des habitations et des secteurs vides, cela donne une allure de quartier fantôme. Pour pallier ce phénomène, il est nécessaire de réfléchir à des activités transitoires avec les écoles, voire les centres de loisirs. Car les gens ont parfois du mal à comprendre qu'il s'écoule une dizaine d'années entre l'acquisition foncière et la démolition."

 

Acquisitions et relogements

 

L'objectif pour la collectivité et l'établissement public foncier local est de poursuivre et de finaliser les acquisitions foncières. Jean-Michel Lattes avance pour l'heure le chiffre de "95% d'acquisitions à l'amiable", pour les expropriations "un juge fixera une indemnité". Car il peut y avoir des commerçants qui résistent, comme au 33 avenue de Lyon. 27 locaux commerciaux sont désormais propriété d'Europolia, bientôt 29. Il en reste une dizaine à acquérir.

230 lots ont été acquis par Europolia à ce jour sur un total de 425, soit une enveloppe globale de 70 millions d'euros pour un prix moyen de 2000 à 2600 euros le m² ; "France Domaine - un service du ministère des finances a fixé les estimations et ce prix sert de base de discussion avec les propriétaires" explique Raphaël Catonnet, le directeur général d'Europolia.

A ce jour, 22 ménages sont concernés par une procédure de relogement. 6 en ont fait l'objet et 2 incessamment sous peu. Et Jean-Michel Lattes d'indiquer qu'en la matière, "les ménages - dont la plupart sont éligibles au logement social - sont installés en faubourg ou centre-ville." La fin des relogements de cette première phase est prévue à l'été 2020. Fin 2021 pour les autres.

 

Les perspectives

 

Si l'ilot Sernam sera érigé en concertation avec les filiales de la SNCF, Europolia annonce la construction de 700 logements entre l'avenue de Lyon, les rues des Cheminots et Saint-Laurent. Et promet une avenue de Lyon à l'emprise élargie (26 mètres de façade à façade), maintenue à deux voies de circulation pour les voitures, dans un quartier neuf ouvert à la variété des usages ; "un équilibre 50%-50% entre mode doux et mode motorisé".

 

Démolition rue Saint-Laurent.

Démolition rue Saint-Laurent.


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