Vincent Dumont, originaire de Castres, vit en Italie, à Bologne, où il est professeur de français indépendant.

Mais depuis quelques temps, il est confiné chez lui, avec ses enfants, à cause du coronavirus.

Tout a commencé par la fermeture des écoles, puis des lieux publics, et aujourd'hui les habitants sont appelés à rester chez eux. "Bologne est une ville fantôme", nous dit Vincent, "on se croirait en temps de guerre", "il y a des barrages militaires à la sortie de la ville".

C'est allé "crescendo", "tout est fermé, sauf les commerces de première nécessité" nous explique-t-il:

 

 

L'Italie est en zone rouge.

A Bologne, ville de plus de  500 000 habitants, les rues sont désertes. Les sorties sont limitées au strict nécessaire.

 

"C'est surréaliste", nous explique ce Castrais, "tout est fermé".

Et en tant que Français, Vincent trouve que l'Hexagone ne se rend pas suffisamment compte de la gravité de la situation:

 

 

 

Au quotidien, Vincent et ses enfants essaient de rester à la maison le plus possible.

Il a dû "réduire à néans son activité professionnelle", même si pour le moment il arrive à donner des leçons via skype.

La situation est dramatique selon lui, car "les factures du quotidien, elles, ne sont pas en quarantaine":