Le maire de Toulouse et président de la métropole très inquiet pour le tissu économique local.

 

Un couvre-feu entrera en vigueur samedi pour quatre semaines au moins à Toulouse, mais aussi en Ile-de-France et plusieurs autres métropoles.

Il faudra être chez soi dans la Ville Rose et son agglo - sauf urgence ou obligation professionnelle - de 21H00 à 6H00. Une mesure mise en place au moins quatre semaines sinon six, pour lutter contre la circulation du Covid-19 dans les secteurs les plus touchées. Annonce d'Emmanuel Macron ce mercredi soir, en direct à la télévision, qui a souligné l'importance de ne pas laisser submerger le système de santé, notamment à Paris où la situation est jugée "dramatique".

 

L'économie va être à genoux

Jean-Luc Moudenc, conscient que depuis deux jours "les signaux d'alerte étaient très forts et des mesures sont prises dans tous les pays" a exprimé son soutien aux acteurs de la vie économique "c'est terrible, on a une économie qui risque d'être à genoux et des entreprises qui risquent d'être broyées par l'inactivité forcée". Le président de Toulouse Métropole se rassure "j'ai entendu le chef de l'Etat qui veut revenir vers les entrepreneurs pour les soutenir d'avantage. C'est indispensable."

Ainsi que l'a souligné le chef de l'Etat, précisant qu'il "n'y aura pas de restrictions des transports", Jean-Luc Moudenc approuve "il faut les maintenir, car il y a des travailleurs qui vont devoir continuer leurs missions indispensables". 

Jean-Luc Moudenc tance "ceux qui ont multiplié les imprudences depuis plusieurs semaines"  espérant "qu'ils vont enfin rétablir les gestes de précaution après une mesure si dure". Toulouse, première ville étudiante de France après Paris, est "forcément plus vulnérable que les autres" souligne l'édile ; alors que les jeunes adultes sont pointés du doigt depuis quelques jours, accusés de s'exonérer des fameux gestes barrières.