Deux enquêtes ont été ouvertes. Une concerne l’automobiliste, l'autre, l’usage de l’arme du policier.


C’est aux alentours d’1h du matin dans la nuit de mercredi à jeudi, que la police municipale perpignanaise doit entreprendre une course-poursuite avec un automobiliste plus que récalcitrant, qui refuse d’obtempérer à un contrôle. Les policiers le chassent d’abord dans les rues de centre-ville, non loin du commissariat central, mais l’homme refuse de s’arrêter. Une nouvelle équipe de police municipale arrive alors en renfort.

Le conducteur touché à trois reprises

La course-poursuite dure environ 20 minutes, avec évidemment tout le danger que cela représente pour les policiers. Elle s’entreprend d’un côté et de l’autre de Perpignan, puis direction Le Soler. La brigade de gendarmerie du secteur se mobilise à son tour, puis le conducteur repasse par Perpignan vers la zone de Saint-Charles. C’est au rond-point de Rotterdam, que le véhicule arrive finalement à être bloqué.

Immobilisée, la police municipale se dirige vers la voiture, et le conducteur se lance dans une manœuvre dangereuse, en direction de l’un des agents.  Voyant sa vie en danger, le policier décide d’ouvrir le feu à quatre reprises. Le chauffard est touché trois fois, à la main, au bras et dans le dos. Mais cela ne l’arrête pas pour autant. Il repart et la course poursuite reprend pour cinq longues minutes. Toujours à Perpignan, c’est au rond-point des Coquelicots que l’homme perd finalement le contrôle de sa voiture et crève un pneu. L’individu est interpellé puis transféré vers l'hôpital de Perpignan. Des équipes de la BAC et de la Police Judiciaire arrivent sur place pour faire les premières constatations. 

Légitime défense ?

Une enquête est alors ouverte au commissariat de Perpignan par le groupe d’atteinte aux personnes. Parallèlement, le tribunal demande de son côté une enquête de l’IGPN par rapport à l’usage de l’arme du policier municipal.

Interrogé par nos confrères de l’Indépendant, le directeur de la police municipale indique que l’agent a agi « en légitime défense ». Un relevé balistique qui doit être effectué déterminera l’angle de tir du policier. Selon nos informations, les impacts de balle ont été constatés sur le côté et à l’arrière du véhicule. Le policier avait-il un autre choix que de tirer ? L’enquête devra le déterminer.