Ce mardi 16 février s’est tenue à Toulouse l’audience en appel de Patrice Gausserand, ex-maire de Gaillac. L’élu avait écopé en septembre dernier d’une peine de 10 mois de prison avec sursis, d’une amende de 20 000€ et d’une peine de 5 ans d’inéligibilité pour « prise illégale d’intérêts » et « corruption passive ».

 

Cette semaine, en appel, le procureur a demandé 10 ans d’inéligibilité en cas de condamnation. C’était la peine demandée par le parquet d’Albi en 2020. Didier Bressolles était également présent. C’était lui qui occupait les locaux que M. Gausserand voulait récupérer pour le bénéfice des « Comptoirs des Bastides », société dans laquelle il était associé. 

 

A la sortie de l’audience, les avocats de M. Bressolles nous font part de leur ressenti. Pour Maitre Antoine Christin, l’enjeu est surtout de faire en sorte que son client soit toujours reconnu comme victime dans cette affaire. Patrice Gausserand avait été condamné à verser 10 000€ à Didier Bressolles pour préjudice moral.

 

Son collègue, spécialisé en droit pénal, Maître Henry Ermeneux reproche à l’ancien maire de Gaillac de se positionner en victime, puisqu’il a été enregistré à son insu et que l’enregistrement est la pièce maitresse de l’affaire. L’avocat insiste : Didier Bressolles est la seule victime.

 

Après 6 heures d’audience, la cour a repoussé le délibéré au 13 avril prochain. Maitre Laurent de Caunes, l’avocat de Patrice Gausserand, résume ses impressions en une phrase « on espère toujours être entendus par les juges. La cour a entendu avec beaucoup de sérénité ce que nous avions à lui dire et maintenant c’est à elle de décider ».