Une annonce du préfet du département ce lundi lors d'un live Facebook.


Les Pyrénées-Orientales feront partie dès demain de la trentaine de départements classés en zone rouge et sont donc considérés comme une zone de contamination active du coronavirus. C'est en tout cas ce que vient d'annoncer le préfet Etienne Stoskopf ce lundi en fin d'après-midi lors d'un live sur sa page Facebook, accompagné du chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Perpignan, Hugues Aumaître, et du docteur Sylvain Pavageau, méecin généraliste et représentant de l'associations des médecins du centre-ville de Perpignan. "Le nombre de cas augmente et nous alllons donc passé à partir de demain dans ce que l'on appelle les départements à vulnérabilité élevé, comme la Haute Garonne ou l'Hérault", indique le préfet des Pyrénées-Orientales.

Une circulation active du virus

Les Pyrénées-Orientales classés en rouge, cela veut dire quoi ? "Que le virus circule activement dans le département et cela nécessite pour chacun et chacune d'entre nous de prendre le maximum de précautions et d'être extrêment prudent. Cela veut dire aussi qu'il faut avoir une attention particulière en direction des publics à risque", précise Etienne Stoskopf qui confirme que le taux d'incidence concernant le nombre de tests positifs du département est passé à un niveau élevé selon les critères fixés par la direction générale de la Santé. Le taux d'incidence est de 67 tests positifs pour 100 000. 

"Il y a une circulation généralisée sur l'ensemble du département. Les chiffres montrent le caractère exponentiel de la courbe. On est dans une phase où le virus circule beaucoup. Par conséquent, les mesures de prévention doivent être appliquées avec rigueur", ajoute le docteur Hugues Aumaître qui précise également qu'une cinquantaine de cas sont constatés en moyenne par jour dans le département. 

Pas de cluster spécifique

Lors de ce direct Facebook, la préfecture a également précisé qu'il n'y avait aujourd'hui aucun cluster spécifique identifié dans le département. Au sujet de la situation dans les écoles, à ce jour, "les services de l'Education ont enregistré 32 signalements pour des cas confirmés dans des établissements scolaires (pour 80 000 élèves). Et ces signalements n'ont en aucun cas nécessité la fermeture d'établissements".