Ils manifestaient jeudi dans le centre-ville.

 

Les commerçants de Castres s'étaient donné rendez-vous jeudi à 18h30 place Jean Jaurès. 90 personnes au pic de la manifestation selon la police ont déambulé dans le centre-ville. Les commerçants ne comprennent pas la mesure de confinement imposée par le gouvernement. Ils ont respecté des règles sanitaires très strictes depuis leur réouverture au printemps.

Ce qui fait aussi grincer des dents, c'est l'injustice par rapport au grandes surfaces. Ces établissements dits "essentiels" resteront ouverts, au détriment des commerces de proximité. "On nous fait ça juste avant les fêtes. C'est les grandes surfaces et Amazon qui y gagnent" dénonce Davy Caravaca, gérant du restaurant L'Amélie Mélo. Le restaurateur aurait préféré rester ouvert en journée avec le couvre-feu. "La règle des 21 heures, on comprenait. C'est vrai qu'avec l'alcool, c'était plus difficile de faire respecter les gestes barrières. Mais en journée, pourquoi fermer ?" affirme-t-il. 

 

Gaëlle, directrice d'un parc de loisirs avec toboggans et jeux gonflables, doit aussi fermer jusqu'à nouvel ordre. L'incompréhension est la même : les petits commerces respectent les règles sanitaires aussi bien qu'en grande surface. 

 

 

A Toulouse, 120 personnes sont venues jeudi soir sur l'emblématique place du Capitole, face à la mairie, pour protester contre les mesures gouvernementales.

Eva Sannino