Son nom est Proxivaccin.

 

Un camion médicalisé et destiné à la vaccination parcourt les routes de notre région actuellement.

A l’origine, ce prototype a été développé pour la télémédecine dans les Hautes-Pyrénées et a été choisi pour vacciner dans les communes très enclavées de l’Occitanie. Financé par la Région, l'Agence Régionale de Santé et le Conseil Départemental des Hautes-Pyrénées, il était stationné ce mercredi à L’Isle-en-Dodon en Haute-Garonne.

 

Dispositif vu comme "providentiel" en milieu très rural

Une vingtaine de patients, dans l'attente de la piqure "providentielle" étaient réunis dans la halle de la commune. Maryse et Christelle, postées à l’entrée, accueillent les heureux élus ; "on enregistre les gens - état civil et numéro de Sécu - et on explique le fonctionnement pour l'administration de la seconde dose" expliquent-elle. Proxivaccin administre le Pfizer "ça rassure les gens" confirme Maryse, conseillère municipale dans cette commune où les gens "se sentent un peu loin de tout".

 

Le docteur Sandrine Davy.

Le docteur Sandrine Davy.

 

Le camion Proxivaccin, c’est 200 doses administrées chaque jour. Le docteur Sandrine Davy s’occupe de la préconsultation pour les patients, elle officiait aussi en Bigorre où plus de 2000 personnes ont déjà été vaccinées "à Luz, Argelès-Gazost, Arreau, Capvern ou St Laurent de Neste... " ; elle confirme l'accueil favorable dans ces secteurs "les gens, dont beaucoup ayant des problèmes de mobilité, étaient rassurés et ravis de voir la vaccination arriver chez eux".

Mêmes profils à L'Isle en Dodon, comme Moïse âgé de 73 ans qui habite Goudex. Il est l'un de ces patients trop éloignés des centres urbains pour bénéficier de la vaccination, "à mon âge je ne vais plus à Toulouse, ça me dépasse..." A ses côtés Laurence, ambulancière "je suis diabétique, quand ma patronne m'a proposé j'ai accepté de venir". 

 

Piloté avec les élus et les soignants locaux, Proxivaccin convainc les sceptiques

Michel Sarniguet est le coordinateur du dispositif, ce camion "avec deux salles, un stock de vaccins, avec aussi frigo, batteries branchées à des panneaux solaires et liaison satellite" est "une base arrière propre pour fonctionner" et vacciner dans les zones reculées. Pour le coordinateur, c'est "l'équivalent d'un centre fixe" "les gens viennent facilement" car "ils ont confiance en leurs médecins et en leurs élus". Le cadre municipal et local finit donc de convaincre les sceptiques du bien-fondé de la vaccination.

La tournée de Proxivaccin est loin d’être terminée assure Carole Delga "aujourd'hui (mercredi), il est en Comminges, demain il sera en Ariège, puis dans l'Aude, le Gers et même dans les Pyrénées catalanes", le dispositif permet "d'augmenter le nombre de personnes de plus de 70 ans qui vont être vaccinées" souligne la présidente de Région, alors que le vaccinodrome de L’Isle-en-Dodon est prévu seulement pour la fin du mois d'avril (sur le site de l'ancien collège).

D’ici six mois le camion médicalisé aura administré le sérum à environ 15 000 personnes éloignées des centres de vaccination.  

 

Le calendrier des prochains rendez-vous ainsi que les modalités et informations pratiques sont à retrouver en ligne