Le maire de Toulouse va prendre un arrêté anti-bivouac.

 

Une rentrée politique sous le signe de la sécurité pour le maire de Toulouse ce jeudi matin, lors de sa conférence de presse.

Jean-Luc Moudenc s'est notamment attardé sur l'efficacité de la vidéo-surveillance, développée à Toulouse durant son mandat. Et sur les "1217 réquisitions" judiciaires opérées en 2019 pour confondre des délinquants.

Celui qui est aussi Président de la Métropole a une nouvelle fois plaidé pour un renforcement des effectifs de la police et de la magistrature "dont la croissance n'a pas suivi celle de la police municipale."

 

Le durcissement après le verdissement

 

L'édile met-il la barre à droite ? Il a en tout cas indiqué qu'il allait prendre "un arrêté anti-bivouac." Objectif : mettre fin aux campements illégaux sur l'espace public. Ce problème "n’est pas spécifique à Toulouse", rappelle le maire, "en avril dernier, avec douze autres maires de grandes villes [...] nous avons demandé à l’Etat de prendre la mesure des choses et mettre des moyens plus adéquats."

Après avoir tenté de séduire l'électorat écologiste avec sa volonté de végétaliser la ville, le maire Les Républicains prend une mesure forte à quelques mois des élections municipales.

Cette mesure anti-bivouac s'apparente à "un levier juridique supplémentaire qui nous permettra, je l’espère, de rendre plus fréquente - donc plus efficace - l’intervention de la Police nationale" estime celui qui ne s'est pas encore déclaré candidat à sa propre succession. L'arrêté rendra également possible la verbalisation par les policiers municipaux. 

Offensif, l'édile toulousain a implicitement pointé du doigt l'association DAL (Droit au logement), lui imputant cet étalage de pauvreté : " Ces Albanais sont manipulés par des réseaux mafieux et par des associations [...] très politisés [...] qui organisent l'exposition [...] les tentes sont positionnées exprès sur les boulevards pour affoler les Toulousains" a taclé JLM.

 

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse.

 

La réponse du berger à la bergère

 

Le DAL a aussitôt répondu par un communiqué de presse ce jeudi. "Donc, on fait disparaitre les tentes, mais que fait-on des personnes et familles avec enfants contraintes de vivre dans ces installations ?" demande Droit au logement.

"Au lieu d’intervenir sur les signes extérieur de pauvreté, nous invitons M. Moudenc à oeuvrer pour la dignité humaine de tout.e.s. Nous sommes témoins du courage des familles sans abri qui luttent quotidiennement pour assurer leur survie et leur avenir." conclut l'association.