Paralysés par les nouvelles restrictions, les professionnels de décolèrent pas.

 

"Franchement on peut presque croire que c'est une plaisanterie" lâchait Philippe Belot ce mardi soir devant la préfecture de Haute-Garonne.

Le vice-président de l'UMIH 31 (Union des métiers et industrie de l'hôtellerie) ressortait "déçu" de l'entretien avec les services de l'Etat.

Les services préfectoraux lui ont annoncé une aide de 10 000 euros pour les professionnels frappés par les dernières restrictions liées à la crise sanitaire, mais l'Etat mégoterait "le problème cette aide sera versée à condition d'être totalement fermé et d'avoir moins de 20 salariés. Autrement dit c'est une aide pour les discothèques, les autres n'y auront pas accès" s'énerve le responsable de l'UMIH. En fait cette aide pourrait être accessible aux autres cafetiers et restaurateurs mais à condition d'avoir perdu 80% de leur chiffre d'affaires, "c'est une façon de dire : il y a une aide à laquelle personne n'aura accès" conclut Philippe Belot.

L'Etat prévoirait des exonérations de charges sociales pour l'ensemble des professionnels impactés par les dernières mesures. Philippe Belot s'alarme "je ne sais même pas comment les bars vont survivre aujourd'hui, on peut penser qu'ils vont perdre 50 à 60% de leur CA. Jamais 80%. Et ils ne pourront pas payer leurs charges fixes. Le cauchemar continue..."

 

 

Des représentants de la filière événementielle, a contrario, admettaient un "très bon échange" au sortir de la réunion ; louaient "la prolongation du chômage partiel et des exonérations de charges patronales".

Le directeur général de Toulouse Events et exploitant du MEETT, Patrice Vassal, affirmait avoir été entendu notamment sur "l'adaptation nécessaire de la jauge de public à la typologie des établissements". A l'initiative de l'UNIMEV (Union Française des Métiers de l'Événement), une réunion doit avoir lieu avec le ministre de l'économie Bruno Le Maire, dans le courant de la semaine prochaine. 

 

RAPPEL DES MESURES

 

· Sont également interdits les rassemblements à caractère festif ou familial organisés dans les établissements recevant du public.
· L’heure de fermeture des bars est fixée de 22h à 6h00.
· L’ouverture des restaurants et cabarets est autorisée jusqu’à 1h du lendemain matin pour les soirées du vendredi et du samedi et jusqu’à minuit les autres jours de la semaine.
· Dans les restaurants et cabarets, la vente et la consommation d’alcools forts (groupes 4 et 5 tels que définis à l’article L.3321-1 du Code de la santé publique) sont interdites à compter de 22h.
· La vente et la consommation d’alcool relevant des groupes 1 et 3 (vin, bière, cidre...) restent autorisées en accompagnement d’un repas après 22h.

Ces dispositions sont entrées en vigueur le lundi 28 septembre à 00h00. L'ensemble de ces mesures s'applique pour une durée de 15 jours, jusqu'au 10 octobre inclus.