Les salles de sport se rebiffent à Toulouse

 

Partout dans les zones en alerte renforcée comme la Ville rose, un recours en référé a été déposé au tribunal administratif. Piloté par le syndicat France Active qui représente les activités fitness, de plein air et indoor, à Toulouse il dénonce l’arrêté préfectoral publié vendredi qui oblige les salles de sport et de fitness à tirer le rideau.

Le document signé de la main d'Etienne Guyot interdit la pratique du sport en groupe, en intérieur. Seules les activités pour les enfants sont maintenues. Un véritable "coup de massue" estime Kobé Myaro, le directeur de la salle « Sporting form » route de Launaguet à Toulouse.

 

Les professionnels refusent d'être pointés du doigt

Il refuse que les établissements comme le sien soit vu comme vecteur de contamination ; "aucun cluster n’a été détecté en France dans une salle de sport, une étude l'affirme : le taux de contamination est de 0,025%. C'est plus dangereux de prendre le métro" assène-t-il. Fermer en septembre, c'est la catastrophe pour le secteur  "c'est le moment le plus important de l'année pour nous : les Français choisissent actuellement l'activité qu'ils vont pratiquer. " 

Selon lui, les protocoles sanitaires mis en place depuis le 2 juin dernier sont pourtant respectés "le gel hydroalcoolique, la limitation du nombre de participants, limitation des passages et on a travaillé sur le sens de marche, on a aussi mis en place la double désinfection, puis l'air est renouvelé sans arrêt".

Les professionnels ont du mal à comprendre "notre rôle, c'est permettre à chaque Français de rester en bonne santé : pour quelle raison 1 Français sur 10 ne pourra plus pratiquer son activité physique ?" Et pourtant, estime-t-il "on a joué le jeu, plus que d'autres secteurs d'activité".

 

 

 

Un secteur en danger ?

"Beaucoup de confrères se demandent s'ils vont pouvoir garder tous leurs effectifs" s'inquiète Kobé Myaro, "nous, nous avons la chance d'être un groupe solide mais on ne tiendra pas longtemps". Le directeur espère ne pas licencier "mais au bout d'un moment on n'arrivera plus à payer nos loyers et nos échéances".

Les services de la préfecture reçoivent, ce mardi, tous les professionnels toulousains impactés par les nouvelles mesures sanitaires. La discussion promet d'être musclée...