À l’hôpital pédiatrique de Toulouse, une majorité de maladies respiratoires (près de la moitié des patients sont atteints de bronchiolite, asthme, pneumopathie ou laryngite sévère) engendrent une activité intensive dans les différents services. La réanimation (une dizaine de cas de bronchiolite pour une capacité de 22 lits) et les urgences pédiatriques (environ 250 passages quotidiens) sont les plus impactées malgré le plan épidémiologique mis en place dès cet été. Cette anticipation (ouverture de 36 lits supplémentaires et recrutement de personnel supplémentaire) permet de « ne pas être complètement saturé » selon Isabelle Claudet, cheffe du pôle enfant. Jusqu’à présent, ces renforts peu absents permettent le maintien de la totalité des lits de l’hôpital.

Le pic de l'épidémie est attendu

Avec un décalage de deux à trois semaines entre la moitié nord et la moitié sud du pays, la situation épidémiologique devrait atteindre son pic dans les jours à venir. « On vit actuellement ce qu’ont vécu les autres régions, il y a une quinzaine de jours. On était dans la phase ascensionnelle jusqu’à la semaine dernière, on espère commencer à atteindre le pic d’ici la fin de la semaine » explique Isabelle Claudet. Entre 50 et 60 cas de bronchiolite sont actuellement hospitalisés dans l’établissement pédiatrique, dont une trentaine quotidiennement. Le pic de cette épidémie permettrait alors de connaître les capacités maximales et de maintenir une certaine stabilité dans le nombre de cas à gérer. Cette période d’une durée variable annoncera également le début d’une décrue épidémique.

Des services d'urgences bondés

Victime d’une affluence beaucoup trop importante, les services d’urgence de Toulouse se voient refuser certaines consultations ou imposer un temps d’attente de plusieurs heures parfois. « Quand vous restez 8 heures à attendre une consultation simple, vous risquez plus de vous contaminez que d’y trouver un bénéfice » souligne la cheffe des urgences pédiatriques. Le degré de priorité est alors évalué lors de l’admission de chaque enfant. « Il y a 60 à 70% de ces consultations qui peuvent être effectuées en ville la semaine » regrette Isabelle Claudet. Le week-end, la nuit ou si aucun rendez-vous chez un pédiatre ou médecin généraliste n’est disponible, il est alors recommandé d’appeler le SAMU pour décider du besoin ou non de l’amener aux urgences.


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