Trois mois jour pour jour après le meurtre de Priscillia Gonzales, sa mère Sophie a tenu à s’exprimer ce lundi après-midi à la Salle Mandela d'Estagel, en compagnie des bénévoles de l'Association Fripouille, qui aident la famille depuis le drame.


Un habitant estagellois de 18 ans a été arrêté le 1er octobre dernier par les services de gendarmerie, pour le meurtre de Priscillia Gonzales. Une nouvelle qui vient soulager toute une famille en quête de réponses.

Après avoir été placé en garde à vue puis déféré au parquet, le jeune homme a été mis en examen en fin de semaine pour « meurtre, agression sexuelle et viol sur personne vulnérable, commis à l’aide ou sous la menace d’une arme ». Au cours de ses différentes auditions, l'homme a reconnu les faits qui lui sont reprochés. 

Une nouvelle qui a suscité quelques interrogations dans le village, mais surtout le soulagement de la famille de Priscillia, et de sa mère Sophie.

​"La paix est revenue dans le village. On avait une énorme crainte que cela recommence sur une autre jeune fille"


Digne, la mère de la jeune fille s'interroge sur l'efficacité d'une peine de prison pour le meurtrier de sa fille. Elle souhaite avant tout qu'il soit soigné, pour éviter toute possibilité de récidive. 

Pour l'heure, l'enquête suit son cours. Les circonstances du passage à l'acte restent encore floues. Mais les dernières confirmations du procureur, révêlant une mise en examen pour "meurte" mais aussi pour "agression sexuelle et viol", bouleverse Sophie Gonzales.

​"Je ne m'imaginais pas qu'elle puisse avoir autant de détresse. Dans ma tête je minimisais, alors qu'en fait c'était une horreur"


Lors de sa prise de parole, elle a évoqué ne pas connaître le jeune homme, ni sa famille. Elle affirme avoir déjà vu sa mère, qu'elle a croisé dans le village, sans vraiment lui parler. Cette femme a travaillé pour l'association Fripouille, mais du côté des bénévoles, pas plus d'informations sur une famille qui est décrite comme plutôt discrète.

L'association, remerciée par Sophie Gonzales, oeuvre aujourd'hui pour apaiser les tensions dans le village, et apporter le soutien nécessaire à la famille de Priscillia.


Voir aussi

Pyrénées-Orientales

23/10/2019 08:19

...