Le verdict va être rendu ce mercredi concernant le procès de Madani Khelouf, accusé d’avoir frappé et étranglé sa femme le 4 novembre 2016.


L’homme de 43 ans est jugé depuis lundi pour le meurtre de son épouse. Le 4 novembre 2016, Sabrina Khelouf était retrouvée morte dans leur appartement dans le quartier de Vernet-Salanque à Perpignan, après avoir été frappée à plusieurs reprises et étranglée par son mari. Des faits reconnus par l’accusé lors de ces différentes auditions.

Mais pourquoi a-t-il commis l’impensable? 

Madani Khelouf n’est pourtant pas un homme violent selon son avocat. Maître Dolez parle même d’un passage à l’acte qui relèverait d’une peur de l’abandon, de l’exclusion social.

"Un sentiment d'abandon et de perdre définitivement sa femme ce jour-là faisait écho avec les toutes premières années de la vie de monsieur Khelouf, où ce dernier a été élevé en marge de la famille par sa grand-mère maternelle"


Avec Sabrina Adouane, Madani Khelouf en était à son troisième mariage, tous soldés par un échec. Un problème avec les femmes est alors soulevé. Sa conjointe apprend son homosexualité, et cela va entraîner la procédure de divorce du couple. Pire, cette nouvelle prend de l’ampleur en raison de sa religion et donc du probable rejet de sa famille.

L'homosexualité de Madani Khelouf est donc un élément important de ce dossier, comme nous l'affirme Maître Dolez.

"Il savait pertinemment que si son homosexualité était confirmée, il perdait ses frères et soeurs, ses parents. C'était en quelque sorte signer son exlusion sociale et familiale"


Le quarantenaire affirme alors avoir cédé à une « pulsion ingérable », quand il retrouve sa femme et commet l'irréparable le 4 novembre 2016.

Maître Dolez demande qu'il soit condamné à une peine juste, tenant compte d’une part de l’explication des faits, mais aussi de sa personnalité.