Nouveau tour de vis du gouvernement ce jeudi soir… Les restaurants ne peuvent toujours pas ouvrir.

Depuis le mois de mars dernier, le secteur de la restauration souffre. Les fermetures et réouvertures à répétitions plongent les restaurateurs dans une détresse financière voire psychologique. 

Si certains préfèrent déposer le bilan, d’autres essaient de s’adapter au mieux aux restrictions sanitaires. Système de drive, livraisons à domicile, tout devient bon pour essayer de s’en sortir.

 

Un restaurant dans un chalet

 

À Muret, le bar à tapas Le Pic met en place plusieurs moyens pour survivre au mieux. À la fin du premier confinement, au mois de juin 2020, le restaurant revit avec une clientèle des plus affluentes : « L’activité était dingue, nous étions complets tous les soirs », explique Julie, la gérante du de l'établissement. L’arrivée des beaux jours et le manque des restaurants durant trois mois se faisait ressentir. 

Mais à l’annonce d’une seconde fermeture en octobre dernier, c’est le coup de massue. Pas le choix de s’adapter aux drive si l’on veut continuer à faire du chiffre. Le bar à tapas ouvre le sien, mais « financièrement ce n’était pas intéressant pour nous. Nous étions à moins de 10% de notre chiffre d’affaires, raconte la gérante. Habituellement nous sommes à 150 couverts par jour. Nous sommes descendus à 40 maximum, avec un ticket moyen entre 10 et 12 euros, contre 25 euros normalement ».

Cette dernière contacte alors la municipalité de Muret pour savoir si les chalets mis à dispositions pour le marché de Noël pourraient servir aux restaurateurs de la commune le temps des vacances scolaire. C’est un succès. À tel point que la municipalité propose au bar à tapas de relancer cet évènement du 26 janvier au 27 février prochain.

 

Le modèle économique repensé

 

Mais l'idée des chalets ne pourra malheureusement pas perdurer dans le temps. Lors de la prochaine réouverture des restaurants, la gérante craint que les restrictions sanitaires soient les mêmes que cet été. Distanciation sociale, gestes barrière, port du masque... De quoi casser l'ambiance de son établissement qui se veut convivial, accompagné de soirées dansantes et musicales.

Alors Julie repense à son idée de changer de modèle économique : passer de bar à tapas en restaurant food court. 

 

 

 

Aucune certitude quant au changement ou non de la carte. Si le projet de restaurant food court se concrétise, la gérante du Pic nous confie que "ce serait pour le mois d'avril, si une réouverture est possible d'ici là".

 

Marie Bouisseren