Il tue sa compagne et sa voisine

 

 

Un homme de 22 ans a tué sa compagne âgé de 21 ans. Il est actuellement en garde à vue pour meurtres. Les faits se sont déroulés Vendredi après-midi. Une dispute conjugale pourrait en être à l’origine.

Mais le principal suspect a aussi tué sa voisine. En descendant promener son chien, elle aurait voulu porter secours à la jeune femme. Mais elle aussi a été tuée à son tour. Agée de 25 ans, elle était ambulancière. Elle était apparemment originaire du Comminges en Haute-Garonne.

 

L’homme s’est ensuite réfugié dans le commerce de son père. C’est là que les gendarmes l’ont arrêté. Une autopsie sera faite demain sur les victimes.

Les détails du communiqué de presse de Monsieur Raphaël BALLAND, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers.

 

Le 14 janvier 2022, en fin de journée, à ROUJAN (34), un homme de 22 ans, employé d'une grande surface, se rendait au restaurant tenu par ses parents, situé juste en face de son domicile où il vivait depuis environ 10 mois avec sa concubine âgée de 21 ans, élève infirmière en deuxième année. Ses vêtements étaient ensanglantés et il déclarait à sa famille avoir « fait une connerie ». Pompiers et gendarmes étaient alertés. À l'intérieur de l'appartement du couple étaient découverts le corps sans vie de sa concubine, ainsi que celui d'une voisine âgée de 25 ans domiciliée à l'étage supérieur, ambulancière de profession et qui s'était récemment engagée comme pompier volontaire.

 

Le concubin resté sur place était interpellé par les gendarmes devant le restaurant de ses parents à 18h50 et placé en garde à vue du chef de meurtres. Aussitôt examiné par un médecin, son état de santé était déclaré compatible avec la garde à vue et il faisait l'objet de prélèvements à visée toxicologique.

 

Le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers ainsi que le vice procureur de permanence se rendaient sur les lieux et décidaient de confier les investigations à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de PEZENAS, appuyée par des militaires de la section de recherche de MONTPELLIER.

 

Le sous-préfet de BÉZIERS, ainsi que plusieurs élus de la commune dont son maire se transportaient également sur les lieux. Avec le procureur de la République, ils rencontraient plusieurs membres de la famille de la concubine, dont son frère, ses parents et grands-parents, tous domiciliés à ROUJAN. Les pompiers du SDIS 34 proposaient à chacun d'entre eux une assistance médicale et psychologique. Un peu plus tard dans la soirée, se présentait également sur les lieux le compagnon de la voisine décédée. Il s'inquiétait de n'avoir plus de nouvelles de celle-ci et avoir appris par la presse la survenance d'un drame dans la commune. Il était également pris en charge par les pompiers.

 

Jusque tard dans la nuit, les techniciens d'investigation criminelle du groupement de gendarmerie de MONTPELLIER procédaient à de nombreuses constatations de police scientifique, relayés par un médecin légiste de l'institut médico-légal de MONTPELLIER et une interne en médecine légale qui procédaient à la levée des corps. Ce premier examen des corps révélait que les deux victimes présentaient de nombreuses plaies, probablement causées par une ou plusieurs armes blanches. Les autopsies seront pratiquées le lundi 17 janvier à la suite d'autres examens médicaux légaux préalables.

 

Dans ses premières déclarations en garde à vue, en présence de son avocat, le mis en cause affirme qu'il présente des problèmes psychologiques pour lesquels il aurait débuté un suivi ; qu’il se sentait très mal depuis plusieurs jours. Il affirme avoir fumé plusieurs joint de cannabis dans l'après-midi avec sa concubine et s'être ensuite senti particulièrement mal. Il commençait à avoir très peur, ayant l'impression qu'on voulait le tuer. Il aurait alors voulu se rendre chez un psychologue mais sa concubine l'en aurait empêché. Ils se seraient alors battus et il aurait porté plusieurs coups de couteau à sa concubine, notamment au niveau du cou. Il estime qu'il était alors dans un état délirant, paniqué. Toujours selon les déclarations du mis en cause, la voisine de l'étage supérieur serait ensuite arrivée devant leur appartement, alors qu'elle s'apprêtait à descendre dans la rue pour promener son chien. Elle aurait alors proposé son aide en sa qualité d'ambulancière, mais une fois entrée dans l'appartement, ils se seraient également battus et il aurait de nouveau porté plusieurs coups de couteau à cette seconde victime. Réalisant son geste, il aurait ensuite décidé de se rendre dans le restaurant familial en face de chez lui.

 

Il affirmait n’avoir commencé à fumer du cannabis que depuis juillet 2021, ce que confirmait son père également entendu par les gendarmes. Celui-ci expliquait que le comportement de fils avait changé depuis cette époque. Il décrivait son fils comme une personne plutôt renfermée sur elle-même depuis plusieurs années, qui passait énormément de temps devant son ordinateur, notamment pour jouer à des jeux vidéo violents, et qui était passionné de films d'horreur. Depuis qu'il consommait du cannabis, son fils aurait affirmé à sa famille qu'il avait parfois l'impression de sortir de son corps. Le soir des faits, voyant son fils arriver au restaurant ensanglanté et le regard vide, le père s'était alors rendu dans l'appartement du couple avec d'autres membres de la famille. Découvrant les deux victimes, ils décidaient d'appeler les pompiers et les gendarmes.

 

Jusqu'à ce drame, ni les forces de l'ordre, ni les autorités judiciaires, ni même la famille de la concubine, n'avaient eu connaissance de l'existence d'éventuelles menaces ou violences de la part de cet homme à l'encontre de sa concubine. D'une manière générale, cet homme était inconnu de des forces de l'ordre et de la justice.

 

Le parquet de Béziers envisage d'ores et déjà de requérir l'ouverture d’une information judiciaire criminelle dans la journée de dimanche à l'issue de laquelle un nouveau communiqué de presse sera diffusé.


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