PHILIPPE VERDIER ET FRANCE 2 LE DIVORCE ?

PHILIPPE VERDIER ET FRANCE 2 LE DIVORCE ?

SOURCE : VOICI.FR

Philippe Verdier le savait, il n’al­lait pas se faire que des amis en sortant Climat Inves­ti­ga­tion, son livre choc sur le réchauf­fe­ment clima­tique, à quelques semaines de la COP21. En dénonçant des « scien­ti­fiques mani­pu­lés », des « ONG mercan­tiles » et des « médias aveu­glés » dans son ouvrage, en expo­sant au grand jour ce qu’il consi­dère comme un « scan­dale plané­taire », le Monsieur Météo de France 2 s’est fait coller une étiquette de « climato-scep­tique » et s’est attiré beau­coup d’en­nuis. Critiques très viru­lentes, insul­tes… Le jour­na­liste a encaissé bien des attaques ces derniers temps. Il a même été carré­ment privé d’an­tenne, comme il le confiait récem­ment : « Norma­le­ment, je devrais être à l'antenne, avait-il expliqué. Je suis très choqué par ce qui se passe. Ça me touche beau­coup. »

Philippe Verdier avait alors assuré que la chaîne l’avait écarté avec un congé forcé : « J'ai reçu un cour­rier qui me demande de ne pas venir », avait-il expliqué. Depuis cette inter­view, qui date du 14 octobre dernier, le présen­ta­teur n’est toujours pas réap­paru à l’an­tenne. Si France Télé­vi­sions se refuse toujours à faire un commen­taire sur son cas, le Monsieur Météo qui dérange serait en fait sur la sellette.

La chaîne aurait, selon Pure Médias, lancé une procé­dure de licen­cie­ment à l’en­contre de Philippe Verdier. Une infor­ma­tion parta­gée ce matin par l’in­té­ressé sur son compte Twit­ter, qui semble donc confir­mer la chose. Se refu­sant visi­ble­ment à réagir avec ses propres mots (pour ne pas qu’ils soient rete­nus contre lui dans son prochain bras de fer contre la chaîne ?), le jour­na­liste a égale­ment retweeté un billet d’hu­meur du jour­na­liste Renaud Revel. Celui-ci y dénonce la « procé­dure de licen­cie­ment ubuesque » qui cible Philippe Verdier : « Ce pauvre bougre, pris en grippe par les réseaux sociaux et piétiné au sein de sa propre maison par les syndi­cats, fait l’objet d’une fatwa moyen­âgeuse, s’in­digne le blogueur. De mémoire de météo­ro­logue il n’y a aujourd’­hui qu’en Corée du Nord où une telle expres­sion dissi­dente peut sans doute conduire à l’écha­faud. Pour quelques degrés de trop et une plume acérée, un homme est donc en train de perdre son job. » Un soutien qui a dû faire du bien au pauvre Monsieur Météo.